24 Oct, 2026
Un bon petit soldat
Synopsis
Nouvellement embauchée dans le département des Ressources Humaines d’une grande compagnie d’assurances, Carla Moretti doit travailler à réconcilier le bien-être des salariés avec les objectifs de performance de l’entreprise. Jusqu’à ce qu’elle découvre un cas de management toxique dans un des services dont elle a la responsabilité. Entre compromis et compromissions, la ligne de crête sur laquelle elle évolue devient de plus en plus étroite.
Un bon petit soldat
Informations
Par Stéphane Brizé
Sortie en 2026
Casting
- Vincent Lindon
- Alba Rohrwacher
- Sharif Andoura
- David Talbot
- Renaud Petitjean
- Benjamin Sarfati
- Vanessa Milot
- Daphné Latour
Mon Commentaire
Sortie le 25 novembre
Stéphane Brizé reprend son bâton de pèlerin et avec son nouveau film, « Un bon petit soldat », poursuit sa recherche de mise en évidence des problèmes sociaux au sein des entreprises dans la France d’aujourd’hui.
Cette fois, l’action se situe au sein d’une Compagnie d’assurance en quête de nouveaux clients sociétaires mais aussi de nouveaux collaborateurs. Comment attirer les uns et les autres sans trop de démagogie ? C’est ce qu’ Arnaud Boronat (Vincent Lindon), le patron de la société, exige de ses équipes et notamment de Carla Moretti (Alba Rohrwacher), jeune directrice de la RH nouvellement recrutée, qui doit bien sûr concilier la rentabilité des équipes, les objectifs de performance avec le bien être des salariés. Sa tâche est d’autant plus difficile que durant sa période d’essai, elle découvre un cas de management toxique dans l’un des départements dont elle a la responsabilité…
Si le traitement du problème du harcèlement moral est clair et bien fait, avec toutes les implications sous-jacentes en termes de refus absolu de l’accepter ou de procéder au contraire à des compromissions, en revanche le portrait – à charge, comme très souvent chez Stéphane Brizé – du fonctionnement de la Compagnie d’assurance m’a paru plutôt caricatural. Au point de penser au début du film que la séance d’invitation au stage « Happiness » animé par le gentil Etienne (Sharif Andoura) m’a paru être une satire du système. Venant moi-même de ce milieu professionnel, bien qu’en ayant participé à de multiples stages de formations parfois très décalés, ce stage de « bonheur » en société m’a vraiment paru risible, au point de discréditer une partie du sérieux de cette histoire. Bon point néanmoins : la façon dont Stéphane Brizé dépeint le Comité de Direction, composé par des membres eux-mêmes sous pression, qui est prêt aux pires veuleries pour satisfaire le ‘Grand Patron’, quitte à se renier au passage…
Même s’il n’y a rien à reprocher à l’interprétation d’Alba Rohrwacher dans ce difficile rôle de Directrice de RH, qui par force et obligation pour ne pas être licenciée de jouer au « Bon petit soldat », j’ai trouvé le traitement de la toxicité du management caricatural, en premier lieu avec le jeu de Vincent Lindon, dans le rôle de ce patron exigeant – c’est normal ! – mais très cynique et parfaitement antipathique…
Quant au parallèle effectué entre les rapports familiaux de Carla, mère exigeante dans l’éducation de son fils , et ceux qu’elle constate et dénonce dans son boulot, qui confinent au harcèlement , il s’avère un peu trop lourd et surtout facile…D’ailleurs, les conversations téléphoniques et les ‘Face Time’ familiaux décrivant les rapports qu’elle entretient à distance avec lui et son ex-mari qui m’ont paru assez maladroits et ressemblent à du remplissage.
En résumé, ce « bon petit soldat » ne m’a pas entièrement convaincu.




