22 Oct, 2026

The Good Boy

Synopsis

Tommy, jeune délinquant insouciant et impulsif naviguant entre fêtes alcoolisées et violences incontrôlables, se réveille un matin enchaîné dans la cave d’une maison. Il est à la merci de ses occupants, une étrange famille qui s’est donnée pour mission de le remettre dans le droit chemin. Quel qu’en soit le prix.

The Good Boy

Informations

Par Jan Komasa

Sortie en 2025

Casting

  • Stephen Graham
  • Andrea Riseborough
  • Anson Boon
  • Kit Rakusen
  • Savannah Steyn
  • Mila Jankowska
  • Callum Booth-Ford
  • Monika Frajczyk

Mon Commentaire

Sortie le 11 novembre

Le film du réalisateur polonais Jan Komasa – réalisateur de « la communion », sorti en 2020 – débute par une impressionnante plongée dans une soirée particulièrement arrosée et sous emprise qui dérive à l’envi pour Tommy (Anson Boon, glaçant), jeune adulte délinquant en rébellion qui s’offre une soirée de délire et de violence gratuite…Mais passé le générique de « The good boy », on le retrouve un matin enchaîné dans la cave d’une maison habitée par une étrange famille, composée de Chris (Stephen Graham), Kathryn (Andrea Riseborough) et leur jeune fils Jonathan (Kit Rakusen)…Leur mission apparente : ramener Tommy dans le droit chemin.

Très étrange film que « The good boy », à mi-chemin entre le thriller psychologique et le film d’angoisse, sous couvert d’une thérapie de choc dans un étrange cocon familial décalé. On ne peut que féliciter Jan Komasa et ses deux scénaristes (Bartek Bartozik et Naqqash Khalid) pour leur imagination en matière de discipline et de remise sur les rails de Tommy, ce jeune adulte au comportement abject, certes particulièrement vulgaire et violent qui subit donc une thérapeutique carcérale de choc, comme on dresserait un animal sauvage et dangereux. Grâce à un casting convaincant composé d’acteurs britanniques excellents, on se demande vraiment quelles sont les véritables motivations de cette famille dont l’existence parait artificielle et au sein de laquelle règne une atmosphère doucereuse… Il en résulte un climat particulièrement malaisant qui maintient en haleine jusqu’à la fin…

S’agit-il en fait d’un conte fantastique moderne, sombre et dérangeant, avec un passage entre deux mondes, comme semblent le montrer le portail à franchir, l’allée à parcourir pour arriver à la porte de cette maison ? Ou plus prosaïquement de la préconisation d’une nouvelle thérapie à l’efficacité avérée ? Et peut-on combattre la violence par une autre forme de violence ? Le message n’est pas très clair et m’a vraiment dérangé, notamment lors des dernières scènes du film…

Le verdict

12/20

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