1 Sep, 2026

Ulysse

Synopsis

Alice, chercheuse en sociologie découvre qu’elle est enceinte. Vladimir, son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde.

Ulysse

Informations

Par Laetitia Masson

Sortie en 2026

Casting

  • Elodie Bouchez
  • Alphonse Roberts
  • Stanislas Merhar
  • Romane Bohringer
  • Gringe
  • Thomas Badinot
  • Thibaut Mahieux
  • Clémence Pycarelle

Mon Commentaire

Film présenté à Cannes dans la catégorie « Un certain Regard »

Avec « Ulysse », l’on apprend que la réalisatrice Laetitia Masson a transposé à l’écran une partie de sa propre expérience, de son vécu personnel et familial : celui d’une maman enchantée d’être enceinte mais qui se trouve avec son compagnon pris au dépourvu lorsqu’ils réalisent que leur petit garçon n’est pas tout à fait comme les autres. Diagnostic : il souffre d’un syndrome génétique, qui l’empêchera de s’épanouir et de grandir normalement comme c’est le cas des autres petits garçons. Mais en étant différent des autres, pourra-t-il néanmoins vivre et se réaliser dans la société d’aujourd’hui ? Alice (Elodie Bouchez, magnifiquement combattante et habitée, magistrale comme toujours), la maman d’Ulysse, va s’y employer, en affrontant bille en tête toutes les institutions possibles et imaginables et les structures d’accueil qui pourraient accueillir son fils, alors que le père Vladimir (Stanislas Merhar) de son côté semble contraint de poursuivre à l’étranger sa carrière de pianiste renommé.

C’est à une véritable Odyssée avec ses dangers, ses -faux-charmes et ses écueils que Laetitia Masson nous convie ici : un véritable parcours du combattant mené par Alice pour son héros de fils, face à une pléthore d’associations dotées d’acronymes abscons. « Ulysse » bien sûr multiplie les ellipses – il ne dure qu’un peu plus d’une heure et demie – qui font que l’on suit ce petit garçon quasiment jusqu’à ce qu’il devienne adulte : c’est en cela que le film parvient malgré tout à ne pas devenir trop larmoyant. Et puis, il y a la présence prépondérante de la musique, celle interprétée par le père -dont le rôle à distance est plutôt limité par rapport à celui de celle incarnant ‘la mère courage’ – dans des extraits d’œuvres classiques dont l’avantage est d’adoucir un peu la rudesse de ce combat hors norme. A noter de plus que tous ces extraits d’oeuvre sont réellement interprétés au piano par Stanislas Merhar.

Le verdict

16/20

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