16 Juil, 2026
The Ugly (Eolgul)
Synopsis
Aveugle de naissance, un maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave, vit reclus avec son fils unique. Mais cette paix vole en éclats lorsque les ossements de sa femme, disparue quarante ans plus tôt, sont découverts. Son fils entreprend alors de mener l’enquête sur ce passé. Cette quête de vérité va dévoiler de lourds secrets, de ceux qui touchent à la laideur humaine.
The Ugly (Eolgul)
Informations
Par Yeon Sang-ho
Sortie en 2025
Casting
- Park Jeong-min
- Kwon Hae-hyo
- Shin Hyon-bin
- Han Ji-haeyon
- Im Sung-jae
- Han Ji-hyun
- Cha Mi-kyung
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Sortie le 29 juillet
Yeon Sang-ho, le talentueux réalisateur coréen dont on connaît la fascination pour les thrillers et les atmosphères fantastiques depuis le blockbuster « le dernier train pour Busan »(2016) change ici totalement de registre avec « the Ugly »(en français, on pourrait traduire le titre par ’l’horreur’, ou ‘l’horrible’). Car « The Ugly » est à la base un film intimiste qui met en avant les traditions artistiques coréennes et surtout les relations entre un père (Kwon Hae-hyo), aveugle de naissance et Dong-hwan, son fils unique (Park Jeong-min), un quadra avec lequel il vit reclus. Le jour où la télévision coréenne et une jeune journaliste (Shin Hyon-bin) envisagent un reportage sur ce père, maître artisan en gravure de sceaux, le fils reçoit un appel de la police l’informant qu’on venait de retrouver les ossements de sa mère disparue une quarantaine d’années plus tôt. La journaliste, en quête de sensationnel pour son magazine propose au fils de mener une enquête et lever le voile sur ce passé…
Présenté au Festival de Toronto 2025, « The Ugly », est un thriller psychologique intimiste et glaçant. Adapté du propre roman graphique de Yeon Sang-ho, le film explore la marginalisation, la violence sociale et le poids des apparences à travers à le destin tragique d’une femme stigmatisée pour son visage qu’on dit d’une grande laideur…Ce qui est intéressant dans ce film, c’est que pratiquement jusqu’au dénouement, jamais on ne voit ce visage, auquel sont attribués les pires défauts par tous ceux qui l’ont vu ou côtoyé …On peut préciser que la première heure de ce film est particulièrement réussie, avec des sauts bien maîtrisés via des flashbacks dans le passé, et des scènes qui font souvent froid dans le dos ! Mais dès qu’est révélé le pourquoi de la disparition, le récit se fait plus linéaire et donc moins inquiétant… Même s’il est clair que le réalisateur coréen a voulu communiquer sur l’importance effarante que la société accorde à la beauté et à l’esthétique, qui masque en revanche les horreurs et les discriminations des populations, avec toutes le injustices qui peuvent en découler.
Un film qui a aussi le mérite de faire méditer sur la société coréenne d’aujourd’hui




