15 Juil, 2026
La dernière séance (Last film show)
Synopsis
En 2010, dans l’Inde rurale, Samay, 9 ans, découvre le cinéma et en tombe éperdument amoureux. Grâce à son amitié secrète avec le projectionniste du village, il vit sa passion depuis la cabine de projection, alors que la fin de l’ère du 35 mm menace de faire disparaître la magie qui les unit.
La dernière séance (Last film show)
Informations
Par Pan Nalin
Sortie en 2021
Casting
- Bhavin Rabari
- Bhavesh Shrimali
- Richa Meena
- Dipen Raval
- Paresh Mehta
- Alpesh Tank
- Shoban Makwa
- Rakul Koli
Mon Commentaire
On a souvent tendance à oublier que l’Inde est l’un des plus gros producteurs de films de cinéma depuis longtemps…Pas étonnant alors de voir les enfants tomber sous le charme des films réalisés à Bollywood, comme Samay (Bhavin Rabari), petit garçon de 9 ans, qui vit dans les années 2010 au sein d’une région pourtant rurale, qui une fois la découverte faite, va pratiquer l’école buissonnière pour assister à des projections de films en cachette. Son secret ? Il a conclu un accord avec Fazal (Bhavesh Shrimali) le projectionniste du village pour assumer sa passion depuis la cabine de projection, contre de la nourriture, préparée chaque jour par la mère de Samay pour son fils écolier. Samay non seulement découvre les réalisations mais finit également par s’intéresser aux techniques de projection des films alors en 35mm et aux innombrables bobines livrées…Tout bascule bien sûr le jour où l’absentéisme de Samay est signalé par l’école…
Ce film « Last film show » est inspiré par la propre histoire du réalisateur Pan Nalin. C’est d’abord l’occasion pour le spectateur d’un voyage presque initiatique dans ce qui constitue l’Inde rurale du début du XXIème siècle, où la vie des autochtones issus des castes moyennes s’organise encore autour du train ou de la voie ferrée : preuve en est le métier du père de Samay qui pour vivre vend chaque jour des verres de thé aux passagers des trains qui s’arrêtent à la ‘gare’. C’est aussi la découverte magique de la fabrication des recettes traditionnelles indiennes avec la confection de plats préparés pour l’écolier Samay. Le petit garçon par ailleurs nous attendrit par sa force de caractère et son entêtement pour sa passion des bobines de film multicolores qu’il a appris à souder ou à découper, mais aussi pour tous les objets de substitution au projecteur pour récupérer et utiliser la lumière nécessaire à la projection…
D’un point de vue culturel, Pan Nalin met bien sûr d’abord le doigt sur la nécessité pour les enfants d’aller à l’école pour s’instruire bien sûr et aussi pour faire l’apprentissage de l’anglais, langue incontournable dès lors que les ‘ nouvelles technologies’ s’implantent ou que le commerce doit dépasser le stade local.
Mais surtout, avec ce film il rend, à travers les yeux d’un enfant, un vibrant hommage aux cinéastes du monde entier, tout au long du film et surtout en fin de lorsqu’il explique comment sont récupérés les bobines et les films et ce qu’ils sont devenus.
Au total, un film rempli de fraîcheur regorgeant de belles idées qui fait bien sûr penser à « Cinema Paradiso », mais qui de plus insiste sur les valeurs de la famille et de l’amitié sans jamais tomber dans la mièvrerie.




