14 Juil, 2026
On l’appelait Robin des Bois ( The death of Robin Hood)
Synopsis
Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption…
On l'appelait Robin des Bois ( The death of Robin Hood)
Informations
Par Christopher Sarnoski
Sortie en 2026
Casting
- Hugh Jackman
- Jodie Comer
- Bill Skarsgård
- Murray Bartlett
- Noah Jupe
- Faith Delaney
- Beau Thompson
- Tabitha Smyth
Mon Commentaire
La légende de Robin des Bois, vous connaissez ? Probablement, mais le film de Michael Sarnoski se situe à des centaines de lieues de celle-ci. Nous sommes bien quelque part en Angleterre, en l’an de grâce 1247…Exit le héros sexy et généreux mis en avant dans les précédentes adaptations, place à un Robin des Bois hirsute et vieillissant (Hugh Jackman) vêtu de haillons et d’oripeaux en fourrure, hors-la-loi sanguinaire à la cruauté sans pareille, dont le tableau de chasse aligne les assassinats les plus violents…Mais un jour alors qu’il est laissé pour mort à l’issue d’un ultime combat, il est recueilli sur une île dans un monastère par Brigid (Jodie Comer), une femme mystérieuse à la grande douceur et aux multiples talents de ‘soigneuse’ qui va lui offrir une ultime chance de se racheter…
Soyez prévenus, le premier tiers du film regorge de scènes d’une grande violence qui sont parfois à la limite du soutenable. Mais il apparaît que cela constitue le quotidien d’un bon nombre d’autochtones qui dans une période de famine extrême se bat pour survivre, sans compter que tout meurtre perpétré dans la contrée est synonyme de vengeance et de destruction massive. Heureusement, le reste du film est – du coup bizarrement – calme, malgré la crainte pour Robin des Bois d’être repéré et démasqué, offrant presque une sérénité et une douceur bienvenues.
Outre l’interprétation incroyable de Hugh Jackman dans le rôle principal, génial en brute sauvage et totalement méconnaissable, et celle de Jodie Comer dans celui de cette femme-fée étrange au regard si doux, le film vaut aussi le détour par sa mise en scène particulièrement soignée et la qualité de la photographie réellement magnifique de Michael Sarnovski.
Bien sûr, on aurait préféré le titre original « The death of Robin Hood » au titre français, Michael Sarnovski ici a voulu montrer que son héros voulait absolument briser le mythe du héros légendaire et charmeur pour asseoir son véritable tempérament, celui d’un voyou sanguinaire prêt à tout pour détrousser ses ennemis . Ce film peut s’avérer un peu dérangeant dans la mesure où la partie contemplative correspondant à la phase de tentative de rédemption détonne trop par rapport aux massacres du début, laissant au spectateur la sensation d’être vraiment dérouté, malgré la présence lancinante et apaisante d’une musique folklorique irlandaise…
Quoi qu’il en soit, pour ceux qui ont le cœur bien accroché, cette version très sombre mais très esthétique relatant la légende Robin des Bois vaut le détour compte tenu de son originalité.




