31 Mai, 2026

Cocotte (Kota)

Synopsis

À grand pouvoir, grandes responsabilités – mais si l’héroïne était une poule ? Échappée d’un élevage industriel, elle trouve refuge dans la cour d’un restaurant en ruine. Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Sa quête, tendre et ironique, résonne avec les combats silencieux et petits arrangements de la vie humaine.

Cocotte (Kota)

Informations

Par György Palfi

Sortie en 2025

Casting

  • Maria Diakopanayoutou
  • Argyris Pandazaras
  • Yannis Kokiasmenos
  • Antonis Tsiotsiopoulos
  • Antonis Kafetziopoulos
  • Eleni Apostolopoulou
  • Mamod Bamerny
  • Dimitris Palekis

Mon Commentaire

« Cocotte », le nouveau film du réalisateur hongrois György Palfi connu pour son style inventif et audacieux, c’est un peu « « les tribulations d’une poule en Grèce ». Effectivement, l’héroïne de ce film animalier, c’est une poule noire, qui pour des raisons qu’on ne détaillera pas ici – cela fait partie de son épopée – échappe à son destin, l’abattoir, après un élevage industriel. Ainsi, pendant une moitié du film, on suit – souvent à hauteur de son bec – son périple, sa découverte de la vie et du danger, mais aussi la jalousie de ses congénères ou encore la façon dont les coqs peuvent s’emparer d’elle. Malgré tout, elle résiste, et continue inlassablement de tracer son chemin qui va croiser celle d’hommes et de femmes plus ou moins bien intentionnés !

Si l’on sourit souvent durant cette première partie de « Cocotte », force est de constater que l’intérêt pour cette poule intrépide finit par s’émousser, et la partie qui débute après avoir eu droit à une version chantée du Boléro de Ravel – dans sa quasi intégralité – s’avère beaucoup moins drôle, d’autant que notre Cocotte est reléguée malgré elle au simple rang de témoin ou d’actrice passive d’un drame qui se joue sur les côtes grecques…Cette seconde partie non seulement n’est pas très   crédible mais le fait de sensibiliser le spectateur sur  la corruption et l’exploitation de migrants à travers les yeux d’une poule paraît un peu gonflé et donc pas très convaincant.

« Cocotte » pèche par son manque d’humour et une absence quasi-totale d’émotions, ainsi que par de trop nombreuses scènes répétitives : c’est là que le bât blesse, même si on a bien conscience que de faire tourner des gallinacées ( elles ont été plusieurs à être filmées par György Palfi et donc à partager le rôle central) doit être assez compliqué. Il est vrai qu’il y a quelque temps, Jerzy Skolimowski et avant lui, Robert Bresson, avaient tourné un film racontant la vie d’un âne, pourquoi ne pas nous intéresser à celle d’une poule ? Le résultat obtenu est assez surprenant mais rapidement lassant, même si vous êtes amateur de musique émanant du folklore grec.

Le verdict

12/20

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