13 Mai, 2026

Vivaldi et moi (Primavera)

Synopsis

Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu’au jour où l’arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.

Vivaldi et moi (Primavera)

Informations

Par Damiano Michieletto

Sortie en 2025

Casting

  • Tecla Insolia
  • Michele Riondino
  • Fabrizia Sacchi
  • Andrea Pennacchi
  • Valentina Bellè
  • Stefano Accorsi
  • Miko Jarry
  • Hildegard de Stefano

Mon Commentaire

Pour son premier long métrage, le réalisateur d’opéra Damiano Michieletto nous propose une œuvre magnifiquement filmée, adaptée du roman « Stabat Mater » de Tiziano Scarpa, alliant histoire et musique classique… Mais pas n’importe lesquelles, l’histoire c’est celle de l’hospice de la Pieta de Venise au début des années 1700, qui recueille notamment toutes les orphelines, mais aussi de petites filles confiées par leurs parents pour les éduquer, dans l’espoir qu’elles constituent les membres d’un orchestre classique exécutant des concerts lors de visites d’état ou de hauts dignitaires…Quant à la musique, c’est celle d’Antonio Vivaldi, musicien sans grands moyens financiers, qui est embauché à bas prix pour composer et diriger cet orchestre de jeunes filles. Cependant, elles devront abandonner la musique dès lors qu’elles seront promises au mariage, toujours arrangé, avec des nobles argentés. Parmi elles, figure Cecilia, jeune fille au caractère bien trempé mais qui possède un don exceptionnel pour le violon, au point de devenir le premier violon de Vivaldi … Pour elle aussi, ce talent hors pair sera voué au silence dès le retour de la guerre du mari qui lui a été promis.
Le film vaut autant par sa mise en scène brillante qui passe par une reconstitution très réussie car très belle de la Venise du début du 18-ème que par l’interprétation de Cecilia et du maestro Antonio Vivaldi, que la présence de pièces plus ou moins connues composant la superbe bande originale du film, prouvant que le talent du Maestro ne s’est pas limité qu’aux « Quatre Saisons » ! Sans oublier les costumes qui sont superbes…
Bien sûr, on détecte quelques faiblesses coté histoire, notamment sur le pourquoi de la mauvaise santé de Vivaldi dont les symptômes disparaissent au fil du temps, ou encore le pourquoi de la cruauté affichée d’emblée de la directrice de l’établissement …
Reste que le film offre un très intéressant point de vue entre l’art – ici musical – et le monde politique , et que le spectateur se régale aussi bien de la photographie que de la musique ! Un film à ne surtout pas manquer.

Le verdict

16/20

Voir la bande-annonce

Plus de films

Michael

Michael

Michael brosse le portrait cinématographique de la vie de l'un des artistes les plus influents de notre époque.

La Vénus électrique

La Vénus électrique

Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste.

Ne ratez pas la prochaine chronique : abonnez-vous gratuitement à la newsletter Bobines & Papyrus.