14 Mai, 2026

La Vénus électrique

Synopsis

Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…

La Vénus électrique – Pierre Salvadori

Informations

Par Pierre Salvadori

Sortie en 2026

Casting

  • Pio Marmaï
  • Anaïs Demoustier
  • Gilles Lellouche
  • Vimala Pons
  • Gustave Kervern
  • Madeleine Baudot
  • Charline Cerri
  • Romain Lefebvre

Mon Commentaire

Ce film est présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026 et en fait l’ouverture.

Paris, 1928. Suzanne (Anaïs Demoustier) exerce son métier de foraine sous la férule de Titus (Gustave Kervern). Elle endosse le rôle de la femme fatale, une Vénus dont un seul baiser électrise son client au point de lui faire perdre la tête. Pourtant, elle rêve d’une autre vie. Dans la roulotte voisine de Claudia, une voyante, Suzanne fait la rencontre d’Antoine Balestro (Pio Marmaï), un jeune peintre talentueux qui ne parvient pas à se remettre du décès récent de sa femme (Vimala Pons) et dont le talent s’est tari, au grand désespoir d’Armand (Gilles Lellouche), son galériste attitré… Suzanne endosse alors le costume de cette voyante qui prétend pouvoir communiquer avec les défunts, avec la ferme intention de plumer ce client désespéré, qui quant à lui est prêt payer grassement ces consultations. Mr Armand décide de pactiser avec la fausse Claudia dont le talent de discussion avec l’au-delà a le mérite de redonner le goût de la vie à Antoine, qui se remet à peindre…

De Pierre Salvadori, on connaît déjà la fantaisie et l’originalité des scenarii, ainsi que son goût pour les dialogues ciselés. Cette « Vénus électrique » est née des imaginations fertiles du duo composé par Rebecca Zlotowski et Robin Campillo (eux-mêmes réalisateurs brillants). Le résultat obtenu est une comédie romantique brillante à l’originalité inattendue, où le rire chasse régulièrement l’émotion et la tendresse, assortie d’un goût un peu suranné, qui m’a fait penser à celui des films muets des années 20. Cette sensation est exacerbée par des couleurs vives saturées et par une excellente reconstitution du Paris de cette époque. Du côté casting, les quatre principaux personnages sont tous excellents, avec cependant une mention spéciale pour Pio Marmai dans la peau de ce peintre éploré et dépressif qui reprend vie au contact de Suzanne alias Claudia, cette voyante malhonnête magnifiquement incarnée par une Anaïs Demoustier, tout à la fois mutine et charmeuse mais aussi excellente dans le drame, rôle intense qui ne fait que confirmer l’ampleur de son talent de comédienne.

Laissez-vous séduire pour cette « Vénus » présentée en ouverture pour ce 79ème festival de Cannes, dont on espère que la qualité augure du meilleur pour la Sélection des œuvres à venir, en compétition ou hors Compétition

 

Le verdict

17/20

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