12 Oct, 2026
Wicker
Synopsis
Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier local un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois, faisant vaciller les certitudes d’une communauté jusque-là bien ordonnée.
Wicker
Informations
Par Alex Huston Fischer & Eleanor Wilson
Sortie en 2026
Casting
- Olivia Colman
- Elizabeth Debicki
- Alexander Skargård
- Peter Dinklage
- Marli Siu
- Nabhaan Rizwan
Mon Commentaire
Sortie le 21 octobre
Pour que personne ne s’y trompe, dès la première scène, le spectateur est averti : « Wicker » est un conte, ou plutôt une fable, qui va nous être racontée. Dans un petit village anglais qu’on imagine découvrir au XVIIIème, on découvre une communauté animée dont la vie est rythmée par les cérémonies de mariage. A ce jour, il est de coutume que le marié accroche un collier métallique à sa nouvelle épouse en témoignage de leur union. Chaque mariage est bien sûr l’occasion de ripailler, mais cette fête se déroule sous l’égide de la femme du Tailleur (Elizabeth Debicki), qui bien entendu intervient dans le choix des parties qui vont s’engager. Et la pêcheuse solitaire (Olivia Colman) dont le physique et l’allure générale ne sont guère engageants n’est pas près de faire partie des dulcinées en vue. D’où sa décision saugrenue de demander au vannier local (Peter Dinklage) de lui confectionner un mari en osier (Alexander Skargård)…Et cet époux improbable va se révéler être un partenaire dont les qualités surpassent toutes les attentes de la pêcheuse, suscitant bien vite jalousie incommensurable et convoitises au sein des villageois dont le quotidien va se trouver bouleversé…
Ce qui surprend dans cette fable dont on tourne les pages de chapitres, c’est d’abord d’anonymiser tous les personnages qui ne sont connus que par leur activité ou celle de leur conjoint. Et puis bien sûr, il y a les décors qui tiennent autant des dessins animés de Beatrix Potter ou du Harry portant le même nom ! Les réalisateurs nous régalent par la façon dont ils procèdent à une analyse satirique des personnalités qui constituent ce microcosme, et surtout de la façon dont l’ordre et le fonctionnement ont été instaurés.
Au-delà des effets spéciaux particulièrement réussis – Alexandre Skargård est à peine reconnaissable en mari constitué d’osier – le film doit bien sûr beaucoup à l’interprétation une fois de plus magnifique d’Olivia Colman, parfaite dans ce rôle de pêcheuse solitaire qui découvre enfin la tendresse.
Attention cependant, il ne s’agit pas d’un conte de Noël pour enfants : certaines scènes sont particulièrement osées et même si l’histoire offre une morale en conclusion, on n’est certes pas dans les Fables de La Fontaine. Mais « Wicker » constitue une création très originale qui mérite le détour.




