21 Août, 2026

Trois adieux (Tre ciotole)

Synopsis

Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l’appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l’envie de vivre sans peur.

Trois adieux (Tre ciotole)

Informations

Par Isabel Coixet

Sortie en 2025

Casting

  • Alba Rohrwacher
  • Elio Germano
  • Galatea Bellugi
  • Silvia d’Amico
  • Francesco Carril
  • Sarita Choudhury

Mon Commentaire

Sortie le 2 septembre

Isabel Coixet est un réalisatrice catalane confirmée qui alterne documentaires et longs métrages. Elle a planté sa caméra à Rome et a choisi cette fois de nous raconter l’histoire de Marta (Alba Rohrwacher), qui se voit plaquée par Antonio (Elio Germano), son compagnon de longue date après une querelle banale. Il est vrai qu’Antonio est submergé par son activité de restaurateur en devenir au point de mettre sous cloche sa vie de couple. Le drame a pour effet chez Marta, désorientée, d’en perdre l’appétit, mais sournoisement, d’autres symptômes se manifestent, au point de voir sa vie vraiment changée. Marta doit désormais s’occuper de sa vie et réapprendre à vivre seule, juste entourée des membres de sa famille, mais est décidée à reprendre goût aux choses simples, même aux études…

Mais pourquoi ce titre abscons « trois adieux » (en français comme en anglais) alors que le titre original italien parle de trois BOLS ???On a beau réfléchir dans tous les sens à l’issue de la projection, force est de constater qu’on n’y trouve aucune explication ! Alors que ces fameux ‘bols’ sont bien au cœur du drame vécu par Marta, et aident à comprendre beaucoup de choses…

On apprend que pour ce drame sublimé par l’interprétation tout en délicatesse d’Alba Rohrwacher, Isabel Coixet s’est librement inspirée du roman de Michela Murgia, autrice sarde disparue en 2023. Même si sur le fond on n’y trouvera pas de révélation notable, le simple fait de vivre au quotidien aux côtés d’une personne qui est décidée à se battre contre le destin et les évènements nocifs qui s’annoncent, donne au film un éclairage plein de douceur et d’optimisme évitant un dérapage dans un pathos qui aurait pu sembler inévitable, même si une petite larme n’est pas à exclure. Tout cela illustré par de superbes images de la Ville Eternelle qui évite soigneusement de jouer au catalogue touristique…Le message transmis par la réalisatrice – comme tant d’autres avant elle qui ont traité du même sujet – est tout simplement le fameux ‘’Carpe Diem’…La scène elliptique quasi finale qui se déroule dans l’appartement de Marta est tout simplement magnifique de sobriété.

Il faut aussi souligner de plus qu’Alba Rohrwacher est entourée par une distribution de première qualité, qu’il s’agisse d’Elio Germano, de Francesco Carril ou encore de Galatea Belluggi… Bref, un mélo lumineux et esthétique traitant de la maladie et la mort à ne surtout pas manquer.

Le verdict

16/20

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