Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue.
26 Mai, 2025
The shameless
Synopsis
Dans la nuit, Nadira fuit Dehli après avoir poignardé un policier. Elle se cache dans une communauté de prostituées du nord de l’Inde où elle rencontre Devika, une jeune fille que sa mère veut marier de force. Ensemble, au péril de leur vie, elles décident de se rebeller contre l’institution religieuse et les traditions archaïques pour conquérir leur liberté.
The shameless
Informations
Par Konstantin Bojanov
Sortie en 2024
Casting
- Anasuya Sengupta
- Omara
- Auroshikka Dey
- Rohit Kokate
- Kiran Bhivagade
- Mita Vashisht
- Tanmay Dhanania
- Prakash Ghimire
- Puja Joshi
Mon Commentaire
Prix d’interprétation féminine Cannes 2024 – Section un certain Regard pour Anasuya Sengupta
Konstantin Bojanov est un réalisateur bulgare qui avait été déjà sélectionné à Cannes avec « Avé », son premier film, racontant la course poursuite d’une jeune fille bulgare. Avec ce second film, « The shameless »( comprendre ‘les éhontées’), sélectionné en 2024 à Cannes dans la catégorie ‘un certain regard’, il change de continent, pour nous emmener en Inde, à la rencontre de Renuka – alias Nadira- (Anasuya Sengupta), une jeune lesbienne et prostituée au caractère bien trempé. Venant de poignarder un flic à Delhi, elle est contrainte de fuir la capitale pour se réfugier dans un petit village du Nord. Elle se cache au sein d’une communauté de ‘travailleuses du sexe’, où elle fait la rencontre de la toute jeune Devika (Omara), qui est très prochainement promise par sa mère à un mariage forcé. Mais Renuka s’éprend de Devika qu’elle envisage d’emmener avec elle à l’étranger …
Sous couvert d’un véritable thriller, le réalisateur dénonce la domination patriarcale qui continue de régner en Inde, y compris au plus haut niveau de la société. Mais il nous éclaire aussi sur le sexisme, le racisme et la corruption qui règnent dans cette société de femmes qui vouent un culte à la déesse Devi, pourtant personnalisation de l’énergie divine féminine.
Konstantin Bojanov n’hésite pas à nous plonger dans ce monde sordide, tout en nous offrant des images magnifiques dotées de couleurs chaudes ou chatoyantes. Si jamais il ne cède au misérabilisme, en revanche, le réalisateur nous propulse dans un certain voyeurisme malaisant, qu’il s’agisse de scènes queer ou simplement d’échanges au sein de ces chambres composant le bordel…La violence est très présente, y compris largement présente dans les cris et les injures échangées entre ces femmes qui émaillent le film, indiquant qu’aucune d’elle n’est prête à faire preuve de tolérance ni de pitié, sauf contre récompense pécuniaire.
Même si on ne s’ennuie pas – grâce notamment à l’interprétation de Anasuya Sengupta dans le rôle principal – en découvrant ce film réalisé par un homme sur les problèmes de femmes, on est parfois un peu décontenancé par la présence d’ellipses qui nuisent à la compréhension intégrale de l’histoire, celle de deux femmes pressurisées par la société patriarcale indienne qui entament un long périple vers la liberté.
Le verdict
14/20
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