Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme.
18 Mar, 2025
The Brutalist
Synopsis
Fuyant l’Europe d’après-guerre, l’architecte visionnaire László Tóth arrive en Amérique pour y reconstruire sa vie, sa carrière et le couple qu’il formait avec sa femme Erzsébet, que les fluctuations de frontières et de régimes de l’Europe en guerre ont gravement mis à mal.
Livré à lui-même en terre étrangère, László pose ses valises en Pennsylvanie où l’éminent et fortuné industriel Harrison Lee Van Buren reconnaît son talent de bâtisseur. Mais le pouvoir et la postérité ont un lourd coût.
The Brutalist
Informations
Par Brady Corbet
Sortie en 2024
Casting
- Adrian Brody
- Felicity Jones
- Guy Pearce
- Joe Alwyn
- Raffey Cassidy
- Stacy Martin
- Emma Laird
- Isaach de Bankolé
- Alessandro Nivola
Mon Commentaire
Voici enfin venu le temps de découvrir LE film qui, aux côtes d’« Emilia Perez» de Jacques Audiard, a raflé de très nombreuses récompenses, allant du Lion d’Argent-Prix de la Mise en scène pour Brady Corbet à la dernière Mostra de Venise, plusieurs Golden Globes en janvier (Meilleur film, Meilleur réalisateur dramatique, meilleur acteur pour Adrian Brody), plusieurs BAFTA ( récompenses anglaises) et Oscar pour Adrian Brody (plus un Oscar pour la Musique et la meilleure photographie).
Ainsi on découvre l’histoire de László Tóth (Adrian Brody), un brillant architecte visionnaire juif hongrois qui a échappé à la Shoah et est arrivé en Amérique, plus particulièrement en Pennsylvanie où il veut débuter une nouvelle vie, avec l’impatience de reconstituer rapidement le couple amoureux qu’il formait avec son épouse Erzsébet (Felicity Jones) encore restée en Europe. Accueilli par son cousin Attila (Alessandro Nivola), à la tête d’une entreprise de meubles, László Tóth va rencontrer par son entremise un éminent magnat de l’industrie, Harrison Lee Van Buren (Guy Pearce) …C’est ce dernier qui va donner à Tóth l’occasion de prouver ses capacités de bâtisseur en mettant à exécution toutes les techniques apprises lors de ses études d’avant-guerre au Bauhaus de Berlin…
Structuré de façon chronologique classique, « the brutalist » retrace toutes les tranches de vie heureuses ou non de László Tóth, seul ou en couple, depuis son arrivée aux États Unis jusqu’aux années 80. Tóth va passer par tous les échelons traditionnels qui sont gravis par les émigrés, et devoir souvent se battre pour imposer ses idées et ses volontés professionnelles malgré la présence de son mentor Van Buren. Il va vite découvrir que célébrité et postérité ont un coût énorme – pas uniquement matériel-, surtout dans un monde qui a du mal à accueillir à bras ouverts les émigrés quels qu’ils soient et à les laisser prendre leur place dans la société.
La mise en scène de ce film tourné en Vista Vision (procédé de prise de vues cinématographique sur pellicule 35 mm) est magnifique et l’interprétation d’Adrian Brody méritait véritablement un Oscar pour sa prestation. Rien à dire ni sur la qualité de la photographie, ni sur la musique retraçant une ambiance sonore originale. Cependant, deux choses sont remarquables malgré tout l’intérêt psychologique et pédagogique de cette œuvre : d’abord, sa longueur inhabituelle (3h35 au total plus un entracte forcé de 15mn), mais surtout l’absence totale d’émotions ressenties par le spectateur, qui ne fait qu’assister passivement aux difficultés rencontrées par Toth dans son projet titanesque. Pas de rebondissement, pas de suspense, juste le suivi du développement d’un projet qui certes passera à la postérité, on éprouve même parfois un certain ennui …
S’il est indéniable qu’il s’agit d’un film à découvrir pour ses qualités techniques et son interprétation, « The brutalist » dont on ignore la signification du titre sans avoir cherché des informations complémentaires, aurait peut-être gagné à être plus concis d’une part, et d’autre part si cette fiction avait fait une part plus belle aux sentiments et à l’émotion.
Le verdict
16/20
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