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17 Nov, 2025
Springsteen : Deliver me from nowhere
Synopsis
La genèse de l’album “Nebraska” au début des années 80, période au cours de laquelle le jeune musicien, sur le point d’accéder à une notoriété mondiale, lutte pour concilier les pressions du succès et les fantômes de son passé. Enregistré sur un magnétophone quatre pistes dans la chambre même de Bruce Springsteen dans le New-Jersey, « Nebraska » est un disque acoustique incontournable aussi brut qu’habité, peuplé d’âmes perdues à la recherche d’une raison de croire.
Springsteen : Deliver me from nowhere
Informations
Par Scott Cooper
Sortie en 2025
Casting
- Jeremy Allen White
- Jeremy Strong
- Paul Walter Hauser
- Stephen Graham
- Gaby Hoffmann
- Odessa Young
- Marc Maron
Mon Commentaire
Pour son nouveau long métrage, le réalisateur et scénariste Scott Cooper nous propose ce qui pourrait s’apparenter à un banal biopic du génial « Boss », alia le chanteur de rock et folk Bruce Springsteen (Jeremy Allen White). Mais son film est aussi l’adaptation du livre éponyme signé Warren James, qui revient précisément sur les conditions dans lesquelles ont été enregistrées les chansons constituant son album intitulé « Nebraska », sorti en 1982. Hormis les flashbacks habiles et touchants restituant l’enfance de Bruce, jeune garçon timide perturbé par l’attitude d’un père (Stephan Graham) alcoolique et violent vis-à-vis de sa mère (Gaby Hoffmann) et de lui, le film explique l’état d’esprit du chanteur et musicien de talent qui ayant acquis une notoriété mondiale avec son premier album doit travailler sur un second, que sa maison de disques CBS attend avec impatience…Malgré la complicité de son manager Jon Landau (Jeremy Strong), Bruce Springsteen se sent au milieu du gué et insiste pour écrire des chansons intimistes folk qui sont liées aux reflets d’un passé difficile. Situation d’autant plus compliquée que si l’inspiration arrive sans trop de difficulté, donnant naissance à des tubes tels « Born in the Usa » Bruce exige que les morceaux les plus personnels enregistrés sur un magnétophone quatre pistes donnent lieu à la création d’un album acoustique de qualité technique en deçà des standards en vigueur, quitte à éliminer les tubes en devenir qui enchantent les producteurs…
Un chose est sûre, c’est que Jeremy Allen White et Bruce Springsteen ne se ressemblent physiquement pas (ils se sont rencontrés avant le tournage). Mais la profondeur et la justesse du jeu déployé par Jeremy Allen White, parfaitement bluffant, font qu’on ne met guère de temps à l’assimiler totalement au célèbre « Boss ». On est par ailleurs bluffé par l’autre réussite du casting, la présence de l’excellent Jérémy Strong dans le rôle du manager, à la fois guide, habile négociateur commercial mais surtout ami dévoué de Bruce qui va l’aider à sortir de sa spirale dépressive. Côté bande originale, les aficionados retrouveront avec plaisir mais avec parcimonie quelques tubes incontournables, mais aussi quelques reprises live de morceaux iconiques rock où Springsteen s’éclate à la guitare, et bien sûr les morceaux phares de l’album « Nebraska » qui à la demande du chanteur, ne fera l’objet d’aucune scène, ni promotion commerciale et dont la pochette de disque ne portera pas son visage. Ici, on découvre un Springsteen qui déborde d’humanité, avec en plus une étude de la dépression couplée à une recherche musicale spécifique qui fait lieu de thérapie, qui rend aussi un bel hommage à l’importance de la famille.
Le verdict
16/20
Voir la bande-annonce
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