21 Juin, 2026
Seuls les rebelles
Synopsis
Suzanne, veuve d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Osmane un soir à Beyrouth… Il est jeune, noir, soudanais, migrant sans papiers. Elle est libanaise d’origine palestinienne, et a le double de son âge… Ils tombent amoureux. Le Liban est au bord du précipice. Alors que leur amour déclenche une levée de boucliers, au cœur du chaos ambiant, Suzanne et Osmane résistent.
Seuls les rebelles
Informations
Par Danielle Arbid
Sortie en 2026
Casting
- Hiam Abbass
- Amine Benrachid
- Shaden Fakih
- Alexandre Paulikevitch
- Cynthia El Khazen
- Sami Dekhissi
Mon Commentaire
Avec ce scénario original, la réalisatrice Danielle Arbid choisit de nous faire partager un amour a priori impossible, celui de Suzanne (formidable Hiam Abbass), une veuve sexagénaire d’origine palestinienne, et d’Osmane (Amine Benrachid) un immigré sans papier du Sud Soudan qui a la moitié de son âge. Leur rencontre se déroule un soir à Beyrouth, où Suzanne intervient lors d’une rixe dont Osmane est victime alors qu’il tente de se faire payer pour un travail effectué. Suzanne prend Osmane sous son aile et tous deux ne tardent pas à s’éprendre l’un de l’autre, alors que le Liban est à feu et à sang et que tous deux s’offrent le plaisir de vivre dans une oasis de paix, malgré les critiques violentes du voisinage qui découvrent l’existence de cette idylle taboue.
Il est vrai que cette histoire d’amour improbable représente comme une bouffée d’oxygène bienvenue dans un contexte actuel où partout dans le monde règne une atmosphère de tension et de violence. On apprend d’ailleurs dès le début de « Seuls les rebelles » que le tournage n’a pas pu avoir lieu à Beyrouth pris par les feux de la guerre entre Israël et le Hezbollah : tous les décors ont été rétroprojetés en studio à Paris à partir d’images filmées par l’équipe libanaise à Beyrouth avant le tournage, par l’utilisation du procédé de transparence, mêlant prise de vue et projection de décor en fond.
Sur le sujet propre du film, on a un peu l’impression d’assister à un conte ou de feuilleter un roman-photo, dont l’issue risque d’être compliquée. Malgré le talent indéniable des deux acteurs dans les rôles centraux, l’absence de temporalité sème un peu la confusion dans les esprits et finit par estomper le propos, celui qui consiste à se battre pour exister en toute liberté et à résister contre toute forme d’obscurantisme. Reste que le film affiche une beauté plastique indéniable et nous présente une magnifique histoire de tendresse réciproque entre deux personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer.




