19 Déc, 2025

Qui brille au combat

Synopsis

« Qui Brille au Combat » est le sens étymologique du prénom Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment. Chacun se construit, vit comme il peut avec les exigences de ce rythme et les incertitudes qui l’accompagnent. Les parents, Madeleine et Gilles, la sœur aînée, Marion. Quel quotidien et quels avenirs pour une mère, un père, un couple, une adolescente que la responsabilité ​ de sa cadette a rendu trop vite adulte ? Lorsqu’un nouveau diagnostic est posé, les cartes sont rebattues et un nouvel horizon se dessine…

Qui brille au combat

Informations

Par Joséphine Japy

Sortie en 2025

Casting

  • Mélanie Laurent
  • Pierre-Yves Cardinal
  • Sarah Pachoud
  • Angelina Woreth
  • Félix Kysyl
  • Stéphane Varupenne
  • Anne Loiret
  • Thomas Gioria

Mon Commentaire

Film vu en avant première, sortie le 31 décembre – Sélection Officielle Séance Spéciale Cannes 2025

« Qui brille au combat » est le premier film de Joséphine Japy, qui porte à l’écran une histoire inspirée de son expérience personnelle, puisque sa sœur est atteinte de la même maladie neuro dégénérative que Bertille (Sarah Pachoud) dans le film. Cette petite sœur adorée par Marion (Angelina Woreth, qui joue le rôle de Joséphine Japy) est victime d’une maladie orpheline génétique dont on a longtemps ignoré l’origine, qui s’avère être le syndrome de Phelan-McDdermid , lorsque Bertille passe le cap de ses 22 ans…

Ce film choc magnifique témoigne au fil des jours des difficultés pour une famille de vivre ‘normalement’, alors que les actes de Bertille sont perpétuellement sous surveillance : tant que le diagnostic n’a pas été porté, elle doit faire l’objet d’attentions spéciales, car on apprend que cette maladie risque de lui faire perdre la vie à tout moment ! Quels en sont les symptômes observables? Une hypotonie néonatale, un retard global de développement, une croissance normale à potentiellement accélérée, une absence de langage ou un retard sévère ainsi qu’une légère dysmorphie…Difficile pour le reste de la famille d’exister , tant pour la sœur aînée presque jeune adulte qui peine à trouver sa juste place et doit passer son bac, que pour les parents dont le couple vacille dans son fondement face à l’impression d’être envahis par la maladie de Bertille…Qui durant quelques rares moments s’avère être une jeune fille sensible et apparemment sans vrai problème, qu’il est impossible d’isoler thérapeutiquement ni d’interner dans un établissement spécialisé !

L’actrice qui joue Bertille – dont la traduction du nom signifie bien celle qui brille au combat – est incroyable, alors qu’elle ne soit pas atteinte du tout par cette maladie : elle a été choisie lors d’un casting regroupant des jeunes filles travaillant dans le milieu du cirque et s’est plié au drame du mimétisme observé. Les scènes de ‘démence’ qui sont montrées sont épouvantables et confirment qu’il est nécessaire d’avoir des nerfs d’acier pour les accepter et ou les ignorer.

Quant au rôle de la mère, Joséphine Japy a choisi pour l’incarner la non moins talentueuse comédienne Mélanie Laurent, qui à l’inverse dans son film « Rupture » (réalisé en 2014) avait choisi comme interprète principale Joséphine Japy. Rien à dire non plus sur la composition d’Angelina Woreth, en parfaite cohérence avec sa mère et cette sœur si injustement ciblée par la maladie, alors que leur père (Pierre Yves cardinal) semble se noyer dans ses activités professionnelles ministérielles pour fuir le quotidien de son épouse…

Seul bémol au film : on s’interroge sur l’idylle qui se noue entre Marion, lycéenne de terminale et Thomas (Félix Kysyl) le restaurateur, bien plus âgé …Est-ce un signe d’une compensation à un père trop peu présent ?

D’un point de vue technique, avec « Qui brille au combat », Joséphine Japy retrouve le directeur de la photographie Romain Carcanade qui avait notamment travaillé sur la série Tapie (2023) dans laquelle la comédienne incarnait Dominique Tapie.

Tout cela fait que ce premier film s’avère être une franche réussite, et que Joséphine Japy me semble avoir réussi à relever le défi de partager avec les spectateurs son quotidien en mettant en lumière combien les maladies orphelines méritent toute l’attention de la recherche médicale.

Le verdict

16/20

Voir la bande-annonce

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