22 Mar, 2025

Parthénope

Synopsis

La vie de Parthénope de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine dépourvue d’héroïsme mais éprise de liberté, de Naples, et d’amour. Les amours vraies, indicibles ou sans lendemain qui vous condamnent à la douleur mais qui vous font recommencer. Le parfait été à Capri d’une jeunesse insouciante malgré un horizon sans issue.

Autour de Parthénope, les napolitains. Scrutés, aimés, désillusionnés et pleins de vie, que l’on suit dans leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs moments de découragement. La vie peut être très longue, mémorable ou ordinaire. Le temps qui passe offre tout le répertoire des sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcèle, enchante, hurle, rit et peut nous faire mal.

Parthénope

Informations

Par Paolo Sorrentino

Sortie en 2024

Casting

  • Celeste Della Porta
  • Stefania Sandrelli
  • Gary Oldman
  • Silvio Orlando
  • Luisa Ranieri
  • Peppe Lanzetta
  • Isabella Ferrari
  • Silvia Degrandi

Mon Commentaire

Film en compétition Festival de Cannes 2024

« Parthénope », le dernier film du grand réalisateur italien Paolo Sorrentino (« Youth », « La grande bellezza », « The young pope ») a été présenté en compétition au dernier Festival de Cannes.

Son thème, certes étrange dans un monde du cinéma post #metoo, c’est le pouvoir – ou la malédiction- de la beauté, celle de cette magnifique jeune femme prénommée du nom de « Parthénope » (qui signifie ‘sirène’, en grec ancien, incarnée avec grâce par la sublime comédienne Celeste Della Porta) née à Naples en 1950, au sein d’une riche famille. C’est sa vie qu’on va suivre sur une vingtaine d’années et jusqu’à nos jours, une plongée dans sa jeunesse insouciante, avec ses conquêtes, ses échecs, la puissance de son pouvoir de séduction dans cette magnifique région de Naples, qui est l’autre vedette du film de Sorrentino, lui-même natif de cette région.

Mais « Parthénope » ne se limite pas à une jolie romance légère, magnifiquement filmée dans un cadre idyllique : le film nous propose une réflexion sur l’anthropologie, sur les qualités et surtout les défauts de l’être humain, et plus particulièrement sur Naples et les Napolitains, leur mode de vie et de fonctionnement, ainsi que sur leurs rapports avec la religion et le reste du monde. Il faut préciser que notre ‘sirène’ n’est pas que belle : elle s’intéresse à la culture, à la condition féminine et semble irradier de l’intérieur autant que de l’extérieur.

Certains trouveront ce fil conducteur un peu trop ténu pour qu’on y apporte une attention soutenue – le film dure plus de deux heures tout de même – d’autres comme moi se laisseront portés – envoûtés ? – par la beauté fascinante de Parthénope et de la baie de Naples. Mais sans oublier que le film nous propose aussi des dialogues sarcastiques souvent très drôles sur la naïveté humaine, la crédulité, la tentation, l’éducation …

D’un point de vue formel, le réalisateur nous régale les yeux en nous proposant une scène magnifique de la genèse de son héroïne, mais sait par ailleurs nous transmettre un sentiment de malaise ou de perte d’équilibre dans la puissante scène du suicide…

Ce dernier film épopée signé Paolo Sorrentino est sans aucun doute clivant, car il oublie de mettre l’accent sur tout ce qui ne va pas dans le monde actuel, pour se contenter de ne développer que l’implacable beauté du monde même si celle-ci peut se révéler parfois cruelle et destructrice.

 

Le verdict

14/20

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