14 Avr, 2026

Morlaix

Synopsis

Fragilisée par le récent décès de sa mère, la jeune Gwen trouve du réconfort auprès de sa bande d’amis et de son amoureux, Thomas. Mais l’arrivée de Jean-Luc, étudiant au charme magnétique, la plonge dans une confusion des sentiments. Qui choisir? Un jour, comme pour éclairer son choix, Gwen tombe au cinéma sur un film qui semble inexplicablement lui dévoiler sa propre vie…

Morlaix

Informations

Par Jaime Rosales

Sortie en 2025

Casting

  • Aminthe Audiard
  • Samuel Kircher
  • Mélanie Thierry
  • Alex Brendemühl
  • Alexis Keruzore
  • Balthasar Delville

Mon Commentaire

Jaime Rosales est un réalisateur, scénariste et producteur espagnol très connu de l’autre côté des Pyrénées, mais beaucoup moins en France, jusqu’à ce film « Morlaix », titre qui rend hommage à cette ville de Bretagne dont il semble être tombé amoureux…Il nous la fait découvrir par le biais d’une jolie histoire centrée sur l’adolescence, sur les émois amoureux et le sens de la vie, notamment celle de Gwen (Aminthe Audiard), fragilisée par le récent décès de sa mère, mais qui trouve réconfort auprès d’amis et de Thomas (Alexis Keruzore), son amoureux boulanger…Équilibre subitement fragilisé par l’arrivée au lycée de Morlaix du Parisien Jean-Luc (Samuel Kircher), charismatique, romantique et séduisant. Dès lors Gwen se pose des questions sur son avenir de femme, avenir qui semble étrangement se dessiner lors du visionnage au cinéma d’un film dans lequel elle s’identifie…

Outre la déclaration d’amour évidente de Jaime Rosales à la ville de Morlaix, ce long métrage présente des similitudes avec le cinéma de Rohmer d’il y a quelques décennies. « Morlaix » est d’abord le point de départ d’un film dans le film. Les dialogues sont parfois un peu pompeux, alors que certains silences sont en fait plus éloquents que n’importe quel mot… Un soin esthétique permanent est apporté au traitement des images. Ainsi on passe du noir et blanc à la couleur, pour marquer des changements de temporalité et d’émotion, mais les images qui se succèdent s’affichent en 35 mm puis en 16 mm, puis en écran large ou format 4:3, sans oublier de nombreuses pauses photos. Au point que le film parait bien long et trop lent, et de perdre de vue le dilemme auquel fait face Gwen dans ce triangle amoureux, et en corollaire les réflexions d’une ado sur son choix sentimental lié à un choix de vie, autour de l’idéalisation de l’amour… Il est assez étrange d’ailleurs que les cours de lycée ne soient illustrés que par des cours de philo, comme si tout tournait désormais uniquement autour de cette projection amoureuse.

Bref, j’ai trouvé cette première partie très longue au point d’en devenir agaçante, mais la seconde partie qui se déroule vingt ans plus tard,  m’a semblé plus captivante et touchante, peut-être du fait de l’interprétation de Gwen, devenue mère de famille, par Mélanie Thierry. Ceci ne remet pas en cause l’interprétation d’Aminthe Audiard, qui s’avère être la révélation de ce long métrage, aux côtés d’un Samuel Kircher décidément très à l’aise en séducteur d’une belle sobriété.

Le film permet une réflexion intéressante sur les décisions d’un choix de vie : la région de Morlaix assortie d’une trajectoire assez rectiligne, ou la décision d’opter pour une vie dans un milieu où la vie fourmille en permanence… Mais cette chronique adolescente aurait gagné en puissance avec un peu moins de style, pour lequel Jaime Rosales semble d’abord s’être fait plaisir.

Le verdict

13/20

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