Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue.
19 Mai, 2025
Mexico 86
Synopsis
1976. À la suite de menaces de mort, Maria, activiste rebelle guatémaltèque luttant contre la dictature militaire corrompue, est contrainte de fuir au Mexique en laissant son fils derrière elle. Lorsque celui-ci revient vivre avec elle dix ans plus tard, elle doit choisir entre son devoir de mère et la poursuite de son activisme révolutionnaire.
Mexico 86
Informations
Par César Diaz
Sortie en 2024
Casting
- Bérénice Béjo
- Matheo Labbé
- Leonardo Ortizgris
- Julietta Egurrola
- Guie Cuyun
- Fermin Martinez
Mon Commentaire
« Mexico 86 » est le second long métrage du réalisateur belgo-guatémaltèque César Diaz, dont la première œuvre « Nuestras Madres » avait remporté la Caméra d’Or à Cannes en 2019. Ce deuxième opus, qui est dédié à sa mère, est largement inspiré de son histoire personnelle : le récit de Maria (Bérénice Béjo), mère activiste rebelle guatémaltèque en 1976, qui est contrainte d’abandonner Marco, son nouveau-né, à sa mère et de fuir la dictature de son pays pour se réfugier au Mexique, où elle continue d’être traquée par les sbires de la dictature militaire. Mais en 1986, Marco (Matheo Labbé) doit revenir vivre avec elle, sa grand-mère n’étant plus en mesure de le garder à ses côtés. Maria va devoir au quotidien poursuivre son activité de militante politique engagée tout en assumant enfin son rôle de mère. La préservation d’une grande discrétion autour de leurs existences et de celle de Miguel (Leonardo Otizgris), compagnon de bataille de la première heure, va devoir se mettre en place…
En Europe, on n’est probablement beaucoup moins au courant des atrocités commises par la dictature guatémaltèque que de celles des juntes militaires d’Amérique du Sud, plus communément traitées au cinéma. Il est vrai que l’histoire de ce pays d’Amérique Centrale nous est moins familière, mais avec « Mexico 1986 » César Diaz nous plonge dans un thriller d’espionnage plutôt convaincant, même si les véritables scènes d’action ne sont pas légion. Le réalisateur a plutôt tendance à mettre l’accent sur le climat de suspicion permanent dans laequel Maria et son fils Marco vivent au quotidien. Hormis une très efficace course poursuite automobile dans Mexico, beaucoup de scènes sont filmées en intérieur, soit dans les appartements successifs où ils sont réfugiés, soit au travail de Maria ou elle occupe un poste secondaire au sein de la rédaction d’un journal mexicain…Au point de rendre le film parfois trop lent et monocorde, d’autant que nul ne sait combien de temps ce jeu de dupes va fonctionner, ni ce qui va y mettre fin.
Côté casting, il est évident que Bérénice Béjo tient là sûrement un des plus grands rôles de sa carrière. Elle habite réellement le personnage de Maria, voué d’abord à la défense de son pays et de la liberté, avant d’incarner réellement cette mère pour Marco, ce presque ado déraciné qui ne peut comprendre le comportement toujours fuyant et mystérieux de cette militante politique qu’elle est aussi. Malgré le talent évident de la comédienne, il manque toutefois ce petit je ne sais quoi dans le film pour le rendre véritablement touchant.
Le verdict
14/20
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