Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien...
5 Mai, 2025
Marco, l’énigme d’une vie (Marco, la verdad inventada)
Synopsis
Enric Marco est le président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste. À l’approche d’une commémoration, un historien conteste son passé d’ancien déporté. Marco se bat alors pour maintenir sa version alors que les preuves contre lui s’accumulent…
Marco, l’énigme d’une vie (Marco, la verdad inventada)
Informations
Par Aitor Arregi & Jon Garaño
Sortie en 2024
Casting
- Eduard Fernández
- Nathalie Poza
- Chani Martin
- Jordi Rico
- Daniela Brown
- Julia Molins
- Sonia Almarcha
- Fermí Reixach
Mon Commentaire
On apprend que « Marco, l’énigme d’une vie » a mis du temps à être conçu par les réalisateurs espagnols Aitor Arregi et Jon Garaño. Car l’histoire de Enric Marco (Eduard Fernández), affabulateur de première catégorie s’apparente à une arnaque totale qui a déclenché un scandale en Espagne en 2005. Fallait-il en faire un biopic ou un documentaire ? Finalement, en 2024, après près de deux décennies de réflexion, « Marco » sera finalement une pure fiction, bien entendu basée sur des faits réels…
Enric Marco est le président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste : depuis plusieurs décennies, il intervient dans les meetings, les universités, les débats télévisés pour ‘témoigner’ de l’Holocauste, qu’il dit avoir vécu de l’intérieur en ayant été déporté dans le camp de concentration de Flossenbürg en 1943. Mais en 2005, alors que l’Espagne va être pour la première fois le pays choisi pour la commémoration en souvenir des déportés, Benito Bermejo (Chani Martin), un historien spécialiste de l’époque commence à douter de l’authenticité des dires de Marco, qui va s’engager dans une course contre la montre pour prouver sa bonne foi…
Même si le film traite encore de l’Holocauste comme dans de nombreuses autres œuvres récentes, « Marco » interpelle par rapport au positionnement de l’Espagne du Général Franco vis-à vis de la politique d’Hitler, mais également vis-à-vis du petit nombre de déportés espagnols dans les camps. Le film joue beaucoup comme souvent pour ce type de films sur les flashbacks- flashforwards, et mêle aussi à cette fiction quelques documents d’archive. Mais « Marco » est surtout le portrait d’un homme en fait passe-partout qui est prêt à mentir sans vergogne et à changer d’opinion pour faire parler de lui, afin que sa personnalité passe à la postérité, en créant un véritable personnage de fiction façonné de toutes pièces à travers les mensonges du véritable Enric Marco.
Dans le rôle clé de cet homme mégalomane, Eduard Fernández campe un Marco à la fois tribun plein de bonhomie qui se gargarise d’être au premier plan, mais qui incarne aussi un parfait comédien manipulateur sans vergogne qui persiste à nier la réalité.
Bien qu’au final persiste une impression un peu brouillonne, le film intéresse aussi car il pose également la question des ‘fake news’, ainsi que celle de l’authenticité d’un certain nombre de témoignages qui ont servi de base à des faits historiques, parfois biaisés pour satisfaire la curiosité de l’opinion publique.
Le verdict
14/20
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