14 Juin, 2026
Ma famille chérie
Synopsis
Fuyant la violence conjugale, Estelle rejoint sa mère avant une réunion de famille. Elles partagent émotions et souvenirs. L’arrivée de Marc, absent depuis l’enfance, ravive de vieilles rancœurs. Entre conflits et révélations, la famille fait face à son passé.
Ma famille chérie
Informations
Par Isild Le Besco
Sortie en 2019
Casting
- Elodie Bouchez
- Jeanne Balibar
- Marisa Berenson
- Isild Le Besco
- Elie Semoun
- Axel Granberger
- Stefano Cassetti
- Sam Spruell
Mon Commentaire
Dans son nouveau long métrage « Ma famille chérie », Isild le Besco réussit à nous raconter une histoire de retrouvailles familiales somme toute banale. Mais il apparait vite qu’entre les membres de cette famille nombreuses, les fêlures sont nombreuses, et comme souvent tiennent beaucoup à des non-dits ou à des secrets jalousement gardés…C’est l’atmosphère que retrouve en Irlande Estelle (Elodie Bouchez), chez Queen, sa mère (Marisa Berenson)…Avec ses enfants, Estelle a fui Rome et la violence conjugale qu’elle subit de la part d’Antonio (Stefano Cassetti) son compagnon de plus en plus exigeant et agressif. Chez Queen, c’est pour tous le temps du bonheur pour retrouver les membres de la fratrie et les souvenirs d’adolescence, même si les tempéraments se sont transformés avec le temps, et la jalousie pas très lointaine, d’autant que la maisonnée attend l’arrivée de Marc (Axel Granberger), le petit préféré de sa mère qui est resté absent très longtemps.
Sur un scénario certes au parfum de déjà vu, Isild Le Besco (devant et derrière la caméra) nous propose un film qui pourtant se laisse regarder avec intérêt . Probablement en raison d’un casting 5 étoiles digne d’une superproduction, avec en tête de liste Elodie Bouchez décidément excellente dans le rôle central où elle est à la fois fragile mais décidée à ne pas couler, ainsi que Jeanne Balibar ou Marisa Berenson dans des registres intéressants, endossant le rôle de personnalités aux intériorités complexes, ou encore Elie Semoun dans un rôle aux antipodes de ses habitudes…Et puis simplement parce qu’Isild Le Besco parvient à capter le naturel dans ces scènes familiales un peu à la manière de Claude Chabrol, même si ici, il n’y a pas de meurtre sur lequel enquêter, mais simplement des blessures profondes qui ne se sont jamais cicatrisées, et un esprit de famille qui prédomine envers et contre tout. De plus, il ne faut pas oublier non plus les paysages en Cinémascope, aussi réjouissants lorsque la caméra s’attarde dans la magnifique ville de Rome que dans le survol de la beauté sauvage irlandaise.




