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13 Avr, 2026
Les fleurs du manguier (Harà Watan)
Synopsis
Dans l’espoir de retrouver leur famille dispersée, Shafi, 4 ans, et sa sœur Somira, 9 ans, quittent un camp Rohingyas du Bangladesh pour rejoindre la Malaisie. Guidés par leur regard d’enfant, ils entreprennent une traversée périlleuse.
Les fleurs du manguier (Harà Watan)
Informations
Par Akio Fujimoto
Sortie en 2025
Casting
- Muhammad Shofik Rias Uddin
- Shomira Rias Uddin
- Aisha
- Kafayatullah Nurul Islam
- Mohamed Yousuf Abdu Rashid
- Md Yasin
Mon Commentaire
Lorsqu’on parle immigration clandestine, on pense systématiquement aux Africains ou habitants du Moyen Orient qui veulent traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, considérée comme un Eldorado. On oublie en revanche qu’ailleurs dans le monde, certaines populations, cibles de dictatures, ont subi représailles et exode… C’est notamment le cas de la minorité ethnique musulmane des Rohingyas, chassée de leur territoire du nord de la Birmanie par la junte militaire, Rohingyas qui se sont réfugiés dans des camps de fortune au Bangladesh…Les familles dispersées ainsi dans le sud-est asiatique n’ont plus qu’une idée en tête, rejoindre les leurs pour reconstituer une famille…C’est ainsi que l’on rencontre Shafi (Muhammad Shofik Rias Uddin), 4 ans et sa grande sœur de 9 ans Somira (Shomira Rias Uddin), dont l’objectif est d’aller jusqu’en Malaisie rejoindre leur oncle.
Le film retrace les différentes étapes du terrible périple entrepris par ces jeunes enfants envoyés par leurs parents, qui ont bien sûr payé les services d’intermédiaires en charge de les acheminer vers leur destination finale…Mais c’est sans compter les dangers de toutes sortes qui vont jalonner le long périple des enfants, dont on suit le décompte…Leur voyage effectué dans des conditions plus que spartiates n’a rien à envier à celui des autres réfugiés en partance pour l’Europe, car en Asie comme ailleurs, les personnages véreux ou malintentionnés sont légion.
Si bien sûr on tombe sous le charme du duo d’enfants Shafi et Somira (véritables frère et sœur dans la vie), on peut néanmoins rester un peu dubitatif sur la réalité des évènements et les conséquences de leur enchaînement… L’aspect physique des enfants notamment semble rester très convenable malgré privations et insalubrité . Néanmoins, que l’on ne s’y trompe pas : ces « Fleurs du figuier », sous un titre printanier, n’ont rien d’une partie de villégiature, car c’est bien un véritable drame qui nous est conté là par le réalisateur et scénariste japonais Akio Fujimoto pour son premier film, qui lui a valu le prix ‘Orrizonti’ à la dernière Mostra de Venise. Il faut dire qu’avec ce type de sujet traité à hauteur d’enfants, il aurait été facile de tomber dans le larmoyant. Mais contre toute attente, certaines des scènes les plus dures sont traitées sans le moindre état d’âme ni sensiblerie, comme pour mieux en souligner le sens de l’inéluctable.
S’il n’en bouleverse pas le genre, le film a le mérite de rappeler au monde la façon terrible dont vit cette minorité exclue de Birmanie.
Le verdict
15/20
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