14 Août, 2025

La trilogie d’Oslo/ Rêves (Drømmer)

Synopsis

Johanne tombe amoureuse pour la première fois de sa vie, de sa professeure. Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire…

La trilogie d’Oslo/ Rêves

Informations

Par Dag Yohan Daugerud

Sortie en 2024

Casting

  • Ella Øverbye
  • Ane Dahl Torp
  • Selome Emnetu
  • Ingrid Unnur Giæver
  • Silje Breivik
  • Anne Marit Jakobsen
  • Lars Jacob Holm
  • Valdemar Jormænen Irgens

Mon Commentaire

Voici donc arrivé le temps de découvrir le film norvégien qui a obtenu l’Ours d’Or cette année au Festival de Berlin. « Rêves », ce premier film composant la trilogie d’Oslo du réalisateur scénariste Dag Yohann Augerud est un film de et sur les femmes, sur l’amour, la tendresse, le ressenti que l’on peut rêver avoir auprès d’une autre personne dont on se sent proche. Ici, c’est celui de Johanne (Ella Øverbye), timide mais brillante étudiante en lettres et histoire qui nous est raconté, cet amour éprouvé pour la première fois vis à vis de Johanna (Selome Emnetu), sa professeure. C’est à un coup de foudre inexplicable auquel on assiste par la voix de la narratrice Johanna, dont les fantasmes font même l’objet d’un cahier intime, tant il lui est difficile de les confier …Hormis à sa grand-mère, écrivaine quelque peu avant-gardiste Frøydis (Ingrid Unnur Giæver), laquelle, choquée puis emballée par les sentiments de sa petite fille et par son écriture spontanée, va même en envisager la publication avec Kristin (Ane Dahl Torp) la mère de Johanne,

Ce premier volet concernant les sentiments amoureux d’une jeune fille pourrait d’emblée sembler un peu bavard, puisque c’est en voix off – heureusement chantante en norvégien – que Johanna commente d’abord les circonstances qui l’ont amenée à tomber amoureuse de sa prof, en illustrant ses propos enflammés par les scènes intimes partagées avec elle, sans pour autant qu’il ne se passe en réalité grand-chose. Cette narration pourrait paraître lourde si elle n’avait pas été mise entre parenthèses, grâce à la mise en scène particulièrement soignée de Dag Yohan Daugerud, qui constitue un vrai régal pour les yeux. En évoquant toute la beauté de banales scènes de vie, pleines de douceur, de chaleur et de lumière douce, il nous fait oublier partiellement le propos de ce film et nous fait planer littéralement, avant que l’histoire reprenne son cours, cette fois au présent, avec toutes les réflexions partagées par les femmes de trois générations successives sur ces sentiments romanesques et le monde des écrivains. On a même droit à une scène particulièrement onirique et magnifique autour de ce qui est assimilé à l’échelle de Jacob, un moment vraiment génial …

Rien à reprocher non plus à ce casting féminin à 95%, toutes les actrices jouant de façon parfaitement juste et avec toujours beaucoup de tendresse et de bienveillance leur rôle.

On a bien sûr hâte de découvrir ce que nous réservent les volets 2 et 3 de la trilogie

Le verdict

16/20

Voir la bande-annonce

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