Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme.
8 Mar, 2025
La fabrique du mensonge (Führer und Verführer)
Synopsis
A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Goebbels est devenu l’éminence grise d’Hitler. Convaincu que la domination du Reich passe par des méthodes de manipulation radicalement nouvelles, le ministre de la Propagande contrôle les médias et électrise les foules. Au point de transformer les défaites en victoires et le mensonge en vérité. Avec le plein soutien du Führer, Goebbels va bâtir la plus sophistiquée des illusions, quitte à précipiter les peuples vers l’abîme.
La fabrique du mensonge (Führer und Verführer)
Informations
Par Joachim Lang
Sortie en 2024
Casting
- Robert Stadlober
- Fritz Karl
- Francisca Weisz
- Dominik Maringer
- Moritz Führmann
- Till Firit
- Christoph Franken
- Michael Glantschnig
Mon Commentaire
Encore un film qui traite du nazisme, me direz-vous…Mais cette fois, derrière la caméra, il y a un metteur en scène allemand, Joachim Lang, qui ici nous propose un portrait sans concession de Joseph Goebbels (Robert Stadlober), devenu éminence grise du Führer Adolf Hitler (Fritz Karl) qui le nommera même numéro deux du parti. A la base, comme toujours dans les régimes totalitaires, on muselle l’opposition et on déforme la réalité, en grossissant d’abord des faits mineurs puis en manipulant purement et simplement la réalité. Cela comme tout le monde le sait s’appelle de la Propagande, facile à réaliser lorsqu’on n’a plus pour but ultime la suprématie. C’est donc à Goebbels qu’il revient d’électriser les foules, en taisant les échecs et en transformant les mensonges en vérité.
Ce qui interpelle ici, c’est aussi le comportement de Goebbels vis-à-vis de sa femme Magda (Francisca Weisz), en la trompant ostensiblement aux yeux de tous, alors que celle-ci apporte un fervent soutien à Hitler, et que l’adultère est la cible du nazisme…
C’est donc toute la période de 1938 à 1945 qui est passée en revue chronologiquement, avec la montée d’une Propagande croissante apte à nourrir la haine des Allemands envers les Non Aryens, les homosexuels et les communistes, et la constitution des camps d’extermination lors de la mise en place de la solution ultime. Il est vrai que le film est glaçant, compte tenu de l’excellente interprétation de Robert Stadlober que l’on voit répéter ses diatribes et ses discours haineux, mais aussi de la juxtaposition au film de fiction de nombreuses images d’archives, y compris les plus éprouvantes, qui offrent une continuité historique plausible.
En outre, quelques 80 ans plus tard, on ne peut que penser malgré nous à la montée d’une Propagande actuelle basée sur le muselage de l’opposition et la toute-puissance des informations déformées, rappelés par ces moments très sombres de l’Histoire.
Le verdict
17/20
Voir la bande-annonce
Plus de films
Rue Málaga (Calle Málaga)
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien...
Plus fort que moi – Kirk Jones (II)
Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue.




