Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total...
20 Oct, 2025
La disparition de Joseph Mengele (Das Verschwinden des Joseph Mengele)
Synopsis
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Josef Mengele, le médecin nazi du camp d’Auschwitz, parvient à s’enfuir en Amérique du Sud pour refaire sa vie dans la clandestinité. De Buenos Aires au Paraguay, en passant par le Brésil, celui qu’on a baptisé « L’Ange de la Mort » va organiser sa méthodique disparition pour échapper à toute forme de procès.
Adaptation du roman d’Olivier Guez, La Disparition de Josef Mengele, prix Renaudot 2017.
La disparition de Joseph Mengele (Das Verschwinden des Joseph Mengele)
Informations
Par Kirill Serebrennikov (2025)
Sortie en 2025
Casting
- August Diehl
- Maximilian Meyer-Breitschneider
- Friderike Becht
- Dana Herfuhrt
- Burghardt Klaussner
- Johannes Hegemann
- David Ruland
- Carlos Kaspar
Mon Commentaire
Section Cannes Première au Festival de Cannes 2025
Après son adaptation de « Limonov » d’ Emmanuel Carrère, le metteur en scène russe Kirill Serebrennikov a choisi d’adapter une autre roman français, celui d’Olivier Guez, « La disparition de Josef Mengele », roman récompensé par le Renaudot en 2017. Ainsi, le film retrace les dernières années de la vie de celui qu’on appelle aussi le ‘Boucher d’Auschwitz’ ou encore ‘L’ange de la Mort’ : le médecin nazi Josef Mengele (August Diehl) qui est parvenu à fuir l’Allemagne en 1949 pour se réfugier clandestinement d’abord à Buenos aires, puis au Paraguay et enfin au Brésil, jusqu’à São Paolo où il meurt en 1979.
C’est d’ailleurs sur une scène d’étude universitaire qui se déroule à São Paolo en 2023 à propos de son squelette que s’ouvre le film sur Josef Mengele, qui de son vivant, a toujours fui la justice israélienne et a fini par vivre en reclus au sein d’une société qu’il méprise. Mais jamais il n’a renoncé à son idéologie nazie et à l’apologie de la domination de l’ethnie aryenne et du national-socialisme sur le monde…
Le film, tourné quasi-exclusivement dans un noir et blanc qui accentue le côté sinistre et détestable du personnage, s’articule autour de la visite clandestine sur quelques jours de son fils Rolf (Maximilian Meyer-Breitschneider) à son père en 1977 au Brésil. Des scènes de retrouvailles bien peu chaleureuses, le père dénigrant l’Allemagne post nazie et les nouveaux politiques au pouvoir, mais aussi la mère de ce fils qui quant à lui a besoin d’en savoir davantage sur les exactions commises par son médecin de père…
On se perd parfois dans les flashbacks plus ou moins anciens de la vie de Josef Mengele du temps de son importance au sein du régime, qui alignent les moments sinistres…Pour Kirill Serebrennikov, tous les moyens sont bons pour forcer le trait de l’antipathie, pour diffuser un côté malaisant et appuyer sur le côté maléfique de son personnage, d’ailleurs brillamment marquée par la prestation habitée d’August Diehl. Ce qui marque l’esprit du spectateur par-dessus tout, comme dans le roman d’Olivier Guez – dont le traitement était tout de même plus digeste – c’est l’absence totale de repentance de Mengele jusqu’au bout de sa vie. D’ailleurs, autre fait troublant dans cette œuvre, c’est la quasi-omniprésence de son personnage dans tous les plans du film, avec en complément le point de vue unique de son personnage sans qu’il n’y ait jamais le moindre mot d’opposition à ses théories…
Le verdict
15/20
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