31 Juil, 2026
Jim Queen
Synopsis
Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels ! Il voit alors tout le monde lui tourner le dos à l’exception de son dernier follower (et premier admirateur), Lucien, un jeune homme qui peine à s’assumer. Ensemble, ils partiront en quête d’un mystérieux remède capable de guérir Jim et d’empêcher l’extinction de l’homosexualité…
Jim Queen
Informations
Par Marco Nguyen & Nicolas Athané
Sortie en 2023
Casting
avec les voix de
- Alex Ramires
- Jérémy Gillet
- Shirley Souagnon
- François Sagat
- Harald Marlot
- Elisabeth Wiener
- Alexandre Brik
- Philippe Katerine
Mon Commentaire
Présenté cette année à Cannes hors compétition dans la catégorie séances de Minuit, « Jim Queen », réalisé par le tandem de Français Marco Nguyen & Nicolas Athané, est un film d’animation original et extrêmement drôle, qui a pour sujet de fond l’homosexualité et la population gay de Paris. Au détour d’une salle de sport, on fait la connaissance de Jim Parfait, l’icône sexy bodybuildé de la scène gay parisienne, suivie par des milliers d’admirateurs sur les réseaux sociaux. Alors qu’il se prépare pour une soirée concours, il voit soudain sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gay en hétérosexuels. Abandonné de tous, hormis Lucien, un tout jeune follower de la première heure qui peine à assumer ses goûts, il se met en quête d’un remède mystérieux qui pourrait inverser le processus et empêcher l’extinction de l’homosexualité…
Une fois accepté le style de dessins et le graphisme qui font penser à la célèbre série animée américaine « Les Simpsons »- dont je ne suis pas très adepte en fait -, on se concentre sur le scénario et sur l’ensemble des gags et clins d’œil plus ou moins légers qui s’enchaînent devant nos yeux, tout au long du film. Mais en plus du côté drôle, on est aussi maintenu dans le suspense de ce qui peut arriver à ce duo improbable, composé façon Laurel et Hardy d’une part d’un personnage au physique tout frêle et apparemment emprunté mais qui se bat pour ses convictions, accompagné d’un autre au gabarit énorme mais dont les muscles sculptés compensent mal une personnalité parfaitement égocentrique.
Réaliser un film d’animation queer, c’était plutôt un pari gonflé. Mais, du point de vue d’un hétéro, force est de reconnaître que « Jim Queen » semble reprendre un grand nombre de sujets, d’attitudes spécifiques et de préoccupations des personnages LGBTQ+, et qu’on rit franchement devant l’irrévérence politique et la satire sociale au vitriol qui a été réalisée. On apprend même que certains décors ont été inspirés de lieux qui existent réellement, rendant le tout encore un peu plus proche de la réalité.
Bref, « Jim Queen » offre une bonne tranche de rigolade sur des sujets qui restent encore souvent tabous, mais, cerise sur le gâteau, les réalisateurs ont pris également le soin d’appliquer une critique en auto-dérision bienvenue sur ce milieu.




