Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total...
22 Nov, 2025
Dites-lui que je l’aime
Synopsis
Romane décide d’adapter pour le cinéma le livre de Clémentine Autain consacré à sa mère. Ce projet va l’obliger à se confronter à son passé et à sa propre mère qui l’a abandonnée quand elle avait neuf mois.
Dites-lui que je l’aime
Informations
Par Romane Bohringer
Sortie en 2025
Casting
- Romane Bohringer
- Clémentine Autain
- Eva Yelmani
- Josiane Stoleru
- Philippe Rebbot
- Raoul Rebbot-Bohringer
- Liliane Sanrey-Baud
Mon Commentaire
Salamandre d’Or Festival du Film de Sarlat 2025-
Pour son second long métrage, Romane Bohringer décide donc d’adapter le roman éponyme de Clémentine Autain, qu’elle a consacré à sa mère, la défunte actrice Dominique Laffin, comédienne de la génération des Miou-Miou. Pourquoi ? Parce que Romane Bohringer découvre en fait que leur enfance respective montre de nombreux points communs : chacune d’elle a été victime de l’absence de la mère, au point d’en établir un comparatif, dominé par un sentiment d’abandon maternel, et par la suite d’une éducation heurtée par une présence inégale voire inexistante, d’autant que chacune de leurs mères mourront très jeunes…
Même si le film débute avec une superbe idée, celle de faire jouer le rôle de Clémentine Autain à trois actrices physiquement très différentes de leur modèle, Céline Salette, Julie Depardieu, ou Elsa Zylberstein affublées s’il le faut d’une perruque blonde, on comprend vite que le livre de Clémentine Autain constitue en fait un réel alibi pour Romane Bohringer pour procéder à une auto-psychanalyse, qui n’hésite pas à étaler sa vie d’enfant à la lumière des caméras…Comme pour exorciser enfin un malheur qu’elle n’a jamais pu oublier.
Certes, les nombreux témoignages et souvenirs rapportés par Clémentine Autain appuient tous les effroyables moments d’abandon qu’elle a subis, ponctués de plus par les éclats d’humeur puis les innombrables frasques de cette mère qui sombre dans l’alcoolisme et la drogue…
De son côté, Romane Bohringer ne semble pas avoir été témoin directe de tels comportements de sa génitrice, mais cela n’exclut pas de ressentir un sentiment de solitude et d’abandon durant son enfance, d’autant que sa mère, qui partageait sa vie avec un autre compagnon que Richard Bohringer, est décédée aussi très jeune.
Mais avec ce film, Romane Bohringer et Clémentine Autain de façon très forte témoignent de la volonté qu’elles ont eue de se reconstruire en tant que femme et mère de famille, en assumant pleinement leur maternité auprès de leurs enfants …
Si les vrais cinéphiles trouveront le scénario de ce second film un peu léger en se contentant de présenter une psychanalyse au public, d’autres spectateurs – comme moi – sortiront de cette projection fortement émus -parfois jusqu’aux larmes- par le courage de Romane et de Clémentine d’avoir partagé des anecdotes d’enfance, leurs peines, leurs manques, leurs doutes mais aussi leurs résolutions pour se construire comme adultes en tant que femme et mère. Même si la saynète familiale du fils de Romane post- générique aurait pu être aisément évitée, « Dites-lui que je l’aime » a été le lauréat de la Salamandre d’Or au 34ème Festival du Film de Sarlat, prix décerné par le public.
Le verdict
15/20
Voir la bande-annonce
Plus de films
Planètes
Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos..
Chers Parents
Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire …




