9 Jan, 2026

Diamanti

Synopsis

Un réalisateur de renom réunit ses actrices préférées. Il leur propose de réaliser un film sur les femmes. Il les projette alors à Rome, dans les années 70, dans un magnifique atelier de couture pour le cinéma et le théâtre, dirigé par deux sœurs très différentes. Dans cet univers peuplé de femmes, le bruit des machines à coudre résonne, les passions et la sororité s’entremêlent…

Diamanti

Informations

Par Fervan Özpetek

Sortie en 2024

Casting

  • Luisa Ranieri
  • Jasmine Trinca
  • Stefano Accorsi
  • Kasia Smutniak
  • Elena Sofia Ricci
  • Aurora Giovinazzo
  • Vinicia Marchioni
  • Lunetta Savino

Mon Commentaire

vu en avant première, sortie le 21 janvier

Avant la découverte de « Diamanti », je n’avais jamais entendu parler de Fervan Öspetek, un réalisateur italo-turc dont les quelques premières œuvres, souvent diffusées sur des plateformes, n’ont pas traversé les frontières de l’Italie. Pourtant, ce nouveau long métrage est à ne pas manquer, car il rend un vibrant hommage aux actrices italiennes : pas moins de 18 d’entre elles apparaissent dans ce film ! Tout part d’un déjeuner autour de pâtes où le réalisateur – Fervan Öspetek lui-même – propose un scénario à sa tablée, composée de toutes les actrices à qui il a pensé attribuer un rôle…De cet instant décalé où la tablée mi-sceptique mi intéressée parle de ‘vaginodrome’, l’on bascule 50 ans en arrière, en 1974, dans un magnifique atelier de confection de Rome. Celui-ci est dirigé par deux sœurs, au caractère radicalement différent : d’une part Alberta (Luisa Ranieri, une actrice habituelle du réalisateur), une femme déterminée et quelque peu despotique, et de ‘autre, la plus tourmentée mais réservée Gabriella (Jasmine Trinca) …Bientôt l’atelier doit faire face à une énorme commande de costumes du XVIIIème siècle pour un film, passée par un réalisateur exigeant (Stefano Accorsi)…Commence alors le travail ô combien minutieux de ces couturières aux doigts de fée, ces ‘Diamanti’ qui résistent à tout, mais qui surtout doivent créer, assembler, coudre, mais aussi gérer les humeurs de leurs patronnes, tout étant souvent confrontées aussi à leurs problèmes familiaux, un mari violent, un fils problématique, une maison où l’argent manque toujours… Et il ne faut pas oublier qu’en Italie, le patriarcat en 1974 a toujours la vie dure…

Ce qui est génial dans ce film qui séduira tous les amateurs de belles matières, c’est que le metteur en scène prend le temps de se pencher sur le profil de chacune de ces femmes protagonistes de premier, second ou troisième rang, ainsi que sur le monde du théâtre en opposition de prime abord avec celui du cinéma . Le moindre rôle y est valorisé ! Et dans ce films où se succèdent les créations les plus folles – toute signées par le costumier Stefano Ciammitti -, on sourit, on frissonne, on assiste à la révélation de secrets bien gardés, on parle d’amours non vécues…Avec comme élément pour souffler des intermèdes musicales constituées de tubes de variétés italiennes de l’époque, de Mina à Patty Bravo, reprises à tue-tête et dansées par celles qui composent cet atelier artistique…

Ah, je ne voulais pas oublier de préciser que ce film superbe est dédié par Fervan Öspetek à trois monuments et ‘diamants’ du cinéma italien : Mariangela Melato, Virna Lisi et Monica Vitti. Une raison supplémentaire pour vous joindre aux quelques deux millions de spectateurs italiens qui sont allés découvrir ce film .

Le verdict

16/20

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