9 Juin, 2026
A second life
Synopsis
Le jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Elisabeth jongle entre la gestion de locations de courte durée et sa dépression. Pour échapper au chaos de la ville, elle retire souvent ses appareils auditifs et se réfugie dans le silence. Sa rencontre avec Elijah, un Californien insouciant, la déstabilise. Mais en perdant ses appareils en plein cœur des festivités, elle n’a d’autre choix que d’affronter ses peurs et de s’ouvrir aux autres.
A second life
Informations
Par Laurent Slama
Sortie en 2025
Casting
- Agathe Rousselle
- Alex Lawther
- Suzy Bemba
- Jonas Bachan
- Elise Tilloloy
- Jewerl Ross
- François de Brauer
- Inès Melab
Mon Commentaire
Les problèmes auditifs sont décidément récemment à l’origine d’inspiration dans les scénarii ! Car après « Le virtuose », « A second life », premier long métrage de Laurent Slama, nous raconte les difficultés qu’éprouve Elisabeth, jeune femme dépressive, en la matière : elle souffre de surdité et est déjà appareillée. Mais alors que la cérémonie des Jeux Olympiques de Paris approche, qu’Elisabeth (Agathe Rousselle) enchaîne les visites d’appartements en locations courtes pour les touristes, elle a du mal à résister aux pressions de son manager et a besoin de ‘débrancher’ ses appareils pour retrouver un peu de sérénité dans le silence.
Pourtant, sa rencontre avec Elijah (Alex Lawther), un jeune touriste californien qui semble déconnecté du monde et affiche un sourire éclatant va la déstabiliser, au point d’égarer malencontreusement ses appareils auditifs…Elisabeth va devoir faire face au bruit et à la foule et prendre en mains son destin, bien que devant faire de gros efforts pour communiquer…
Dans le contexte sympa et pas si lointain des Jeux Olympiques de Paris, « A second life » est une œuvre qui joue à la fois sur l’immersion, celle notamment sensorielle dans une société qui est le symbole de la foule, du bruit et du stress et parallèlement sur le besoin de silence pour se ressourcer. Même si ce film, très court, est réalisé de façon très conventionnelle, on se laisse porter par cette histoire qui joue à fond sur la possibilité d’envisager une ‘autre’ vie, à condition qu’on prenne le temps de s’intéresser aux autres et à admirer simplement la beauté du monde environnant . Certains reprocheront à ce premier film son côté didactique qui se veut de respecter tous les codes traditionnels du cinéma estival ; c’est justement cet aspect classique et les interprétations convaincantes d’Agathe Rousselle ( découverte dans « Titane », il y a 5 ans déjà) et d’Alex Lawther, son ‘client californien’ à la bonne humeur apparemment toujours affichée -à moins que ce masque ne cache autre chose- qui m’ont porté. Un premier film à petit budget plutôt prometteur.




