8 Nov, 2026

15/18

Synopsis

Lucia, 17 ans, est amenée par la police dans une unité de soins pédopsychiatriques de l’hôpital public. Ici tous les patients ont entre 15 et 18 ans. Lucia connaît l’endroit, elle y a fait de nombreux séjours. Elle retrouve son amie Eloïse, en hospitalisation longue durée, mais aussi Yasmine, Camilia, Ulysse, André… tous ont des pathologies et des parcours différents. Les médecins les soignent, les écoutent, reçoivent leurs parents, tout en gérant un service en surchauffe. Mais un jour, l’arrivée du mystérieux Enzo menace de tout bouleverser.

15/18

Informations

Par Cédric Kahn

Sortie en 2026

Casting

  • Zoé Monpart
  • Malou Khebizi
  • Kenji Peyran
  • Raphael Besson
  • Patience Munchenbach
  • Ahleme Sahraoui
  • Jade Philip
  • Laeti Vabre
  • Cédric Kahn
  • Sophie Guillemin

Mon Commentaire

Sur le même thème des « Rêveurs », le dernier long métrage réalisé l’an dernier par Isabelle Carré, Cédric Kahn nous propose de partager le quotidien d’une unité de soins pédopsychiatriques de l’hôpital public, et donc une plongée dans ce monde où des jeunes âgés de 15 à 18 ans sont pris en charge par une équipe médicale compétente en vue d’une « remise en route » vers le chemin pourtant compliqué de la société. Parmi ces patients – souvent récidivistes – qui sont recueillis pour traitement par suite de traumatismes de toutes sortes, ayant souvent entraîné des tentatives de suicide, on suit notamment le retour au ‘foyer’ de Lucia (Malou Khebizi) qui est ravie après quelques semaines de liberté surveillée de retrouver le groupe. Mais c’est sans dire que sa rechute n’est pas anodine, et que plus que jamais elle en veut à cette société qui l’étouffe et ne semble pas vouloir d’elle. En outre, l’arrivée d’Enzo (Kenji Peyran) quelques jours avant sa majorité, le fragile équilibre qui régnait apparemment dans le microcosme implose…

Hormis quelques comédiens dans l’équipe médicale – dont notamment Cédric Kahn et Sophie Guillemin – et Malou Khebizi (Prix du Meilleur Espoir Féminin à la Mostra de Venise) du côté des jeunes en traitement psychologique, le réalisateur a fait appel à des comédiens non professionnels pour réaliser son film. Il est clair qu’il leur a donné carte blanche pour plusieurs scènes afin de mieux cerner leur pathologie, leur souffrance et la violence extrême qui peut se déclarer instantanément vis- à vis du corps médical, composé à la fois de personnel expérimenté mais aussi de jeunes psychologues qui pourraient s’avérer être de meilleurs interlocuteurs de ces grands ados désespérés. Le huis- clos tourné à l’intérieur de ce service hospitalier d’un genre particulier s’avère particulièrement édifiant et souvent glaçant, mais paradoxalement souvent une source de réconfort. Qui est celui qui a été mis à l’isolement et qui en hurlant constitue une attraction pour le reste des « malades » ? On ne le sait pas…Mais l’on comprend que le corps médical peut facilement se trouver démuni face à ces comportements qui ont souvent pour origine des maltraitances familiales, mais aussi des questionnements identitaires ou sexuels…

On peut donc dire que le film passionne autant qu’il étonne pendant plus de la moitié du temps, avant qu’on s’étonne de voir le scénario quitter son aspect choral pour s’intéresser à l’escapade de deux d’entre ces jeunes, escapade qui par ailleurs parait bien invraisemblable et au total sans grand intérêt pour la compréhension globale de l’histoire. Ce chemin d’une liberté retrouvée pour le duo constitue pour l’occasion un point négatif dont « 15/18 » aurait bien pu se passer.

Le verdict

14/20

Voir la bande-annonce

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