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Deauville et Venise 2026, c’est fini !

Venise et Deauville 2026, c’est fini !

Les films qui ont fait les belles soirées de Cannes ou de Berlin qui commencent à inonder les écrans français à la rentrée n’ont qu’à bien se tenir ! Voici les palmarès des festivals de Deauville et de la Mostra de Venise 2026 :

Du côté du Festival du Film Américain et des planches de Deauville

« Club Kid », premier film de Jordan Firstman, a été couronné du Grand Prix et du Prix du public, lors de la 52ᵉ édition du Festival du cinéma américain (sortie en France prévue en novembre) . Très remarqué au dernier Festival de Cannes, où il était présenté dans la section ‘Un certain regard’, ce film phénomène a ensuite déclenché une guerre d’enchères entre plusieurs distributeurs internationaux, avant d’être acquis par la désormais célèbre société A24 pour la somme vertigineuse de 17 millions de dollars. Comédie queer électrique et provocante, elle raconte l’histoire de Peter, organisateur de soirées branchées à New York. Il voit sa vie bouleversée par l’arrivée de son fils de 10 ans, dont il ignorait l’existence. Jordan Firstman, 35 ans, joue le premier rôle de ce film qui a aussi reçu le Prix du public de la ville de Deauville. La mannequin Cara Delevingne est également à l’affiche.

Le Jury était présidé cette année par Roschdy Zem et Lio, entourés de Simon Abkharian, Cécile de France, Camille Chamoux, Euzhan Palcy, Raphaël Personnaz, Lola Quivoron, Mohamed Mbougar Sarr et Laura Smet.

Le Prix du jury est revenu ex æquo à « If I Go Will They Miss Me » de Walter Thompson-Hernández, sur une relation père-fils dans un quartier pauvre de Los Angeles, et à « Méli-Mélo » de Leah Nelson, qui aborde la maladie d’Alzheimer, également couronné par le Prix de la critique. Ce film d’animation en noir et blanc ( également projeté et remarqué à Cannes) est adapté de la BD « Tangles », de Sarah Leavitt, qui raconte sa propre histoire de jeune lesbienne illustratrice dans un magazine gay, confrontée à la maladie dégénérative de sa mère.

Et, du côté de la Lagune de Venise, la Mostra a décerné les prix suivants :

LION D’OR : « Woman Unknown » de May el-Toukhy (réalisatrice dano-égyptienne)

Lion d’argent (Grand prix du jury) : « Possible Love » de Lee Chang-dong

Lion d’argent de la meilleure réalisation :  « Dau » d’Ilya Khrzhanovsky

Prix spécial du jury : « NAZA » de Yuval Abraham et Rachel Szor, un documentaire qui fait d’ores et déjà beaucoup de bruit !

Prix du meilleur scénario : « Un bon petit soldat » de Stéphane Brizé

Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine : John Malkovich dans « Wild Horse Nine »

Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine : Mathilde Arcel dans « Woman Unknown » de May el-Toukhy

Prix Marcello-Mastroianni du meilleur espoir : Malou Khebizi dans « 15/18 » de Cédric Kahn

Le jury de cette 83ème édition était présidé par l’actrice réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal.

 

Et, pour clore cette chronique, rappelons que c’est finalement – de façon très discutable lorsqu’on voit les autres candidatures possibles – sur le film « Minotaure », réalisé par le cinéaste russe Andrey Zvyagintsev que s’est porté le choix de la Commission présidée par l’historien du cinéma Charles Tesson (et composée de professionnels) pour représenter la France aux Oscars en 2027. « Minotaure » sortira sur les écrans français le 14 octobre prochain, en voici le synopsis :

Russie, 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec sa femme Galina et leur fils dans une ville de province. Il se retrouve confronté à des problèmes professionnels croissants, dans un monde de plus en plus instable. L’effondrement d’une vie soigneusement construite bascule rapidement dans la violence.