30 Juil, 2026
Des fleurs pour Tokyo (Brand new landscape)
Synopsis
Ren livre des orchidées dans le quartier de Shibuya à Tokyo. Son père Hajime passe sa vie à dessiner des foyers pour les autres, jamais pour eux. Un jour, par hasard, une livraison les remet face à face
Des fleurs pour Tokyo (Brand new landscape)
Informations
Par Yuiga Danzuka
Sortie en 2025
Casting
- Kodai Kurosaki
- Ken’ichi Endo
- Haruka Igawa
- Mai Kiryu
- Aoi Nakamura
- Akiko Kikuchi
- Shingo Nakayama
- Mutsuo Yoshioka
Mon Commentaire
Sortie le 5 août
La relève du cinéma japonais est assurée… C’est ainsi qu’est mise en avant la réalisation du jeune Japonais Yuiga Danzuka, âgé tout juste de 28 ans, qui nous propose son premier long métrage intitulé « des fleurs pour Tokyo », titre étrangement mal choisi quand le titre anglais, « Brand new landscape »(comprendre ‘un paysage flambant neuf’) paraît bien mieux coller avec le véritable sujet abordé, celui d’un changement de paysage via l’arrivée de nouveaux types de construction à Tokyo, mais également celui d’une évolution dans les rapports familiaux et sociaux entre un père Hajime Takano (Ken’ichi Endo) et ses deux enfants, Ren (Kodai Kurosaki) et sa sœur Emi (Mai Kiryu). Il est vrai que depuis le suicide de leur mère 10 ans plus tôt, les liens ont été rompus entre Hajime et ses enfants. Si Hajime est devenu un célèbre architecte qui repense les lieux de vie individuels ou la vie dans les centres commerciaux, force est de constater qu’il a oublié les siens, notamment pour concevoir un foyer familial digne de ce nom. C’est le hasard qui va pourtant rapprocher le fils de son père, lorsque Ren est chargé de livrer des fleurs pour un évènement dont son père est à l’origine. Passés les premiers contacts épineux, Ren est décidé de renouer les liens et d’entraîner sa sœur ainée pour comprendre…
Force est de constater que Yuiga Danzuka manie fort bien la caméra, notamment lorsqu’il filme les bâtiments de Tokyo ou plus largement son architecture si caractéristique, ou encore réalise des plans du célèbre parc Miyashita. En revanche, le réalisateur se classe sans hésitation dans le domaine des contemplatifs, tant les scènes opposant père et enfants sont souvent extrêmement longues et lentes, et très – trop ! – peu disertes. Au total, durant ces presque deux heures, il ne passe pas grand-chose. Il y a beaucoup de plans larges fixes juxtaposés, hormis les évènements ou incidents du quotidien de la société tokyoïte. Seule véritable nouveauté pour le cinéma japonais : filmer la façon dont les sans abris de Tokyo sont ‘vidés’ sans ménagement des lieux qu’ils occupent afin de procéder à de nouvelles constructions destinées au monde consumériste, et assister à une scène dans laquelle une des employées de Hajime s’oppose à son patron sur le projet de construction. C’est bien , mais c’est peu pour un film dont on nous assure qu’il assure la relève des grands réalisateurs. Laissons à Yuiga Danzuka le temps de se démarquer pour s’affirmer et rentrer dans le style du cinéma japonais indépendant.




