16 Juin, 2026
The Christophers
Synopsis
Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori, restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune.
The Christophers
Informations
Par Steven Soderbergh
Sortie en 2026
Casting
- Ian Mckellen
- Michaela Coel
- James Corden
- Jessica Gunning
Mon Commentaire
Malgré ses dires d’il y a quelques années, le réalisateur Steven Soderbergh est loin d’avoir raccroché les gants comme il l’avait annoncé. Pour preuve, « The Christophers » ce nouveau long métrage, au sujet autant original qu’éternel : le dilemme autour de la postérité pour les œuvres d’un artiste hors pair, et évidemment la convoitise des héritiers…
L’artiste, c’est Julian Sklar (Ian McKellen, 87 printemps quand même) ici ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope, dont la réputation est internationale mais l’inspiration désormais est en panne. Du côté de ses enfants, Barnaby (James Corden) et Salli (Jessica Gunning), on ne peut se résigner à laisser ‘pourrir’ dans l’appartement – atelier de peinture – capharnaüm des toiles inachevées ou des esquisses qui pourraient se vendre à prix d’or. Ils pensent donc à enrôler Lori (Michaela Coel), restauratrice d’œuvres d’art et au besoin faussaire pour se faire engager comme assistante auprès du Maître et surtout récupérer la série de huit toiles, baptisées les « Christophers », pour les terminer et les vendre avantageusement pour le compte des enfants…
Sur un sujet qui dénote par rapport à ce que Steven Soderbergh traditionnellement, « Les Christophers » est un huis-clos humoristique et malin qui s’apparente à une pure pièce de théâtre, dans lequel s’affrontent via un face-à-face acharné deux personnages aux caractères bien trempés. D’un côté, un Ian McKellen éblouissant d’énergie et de roublardise, génial misanthrope au jeu déchaîné qui fait face à Lori, artiste au visage particulièrement inexpressif, une jeune femme se muant en une sorte de mur dont le jeu est double. Pourtant, la tournure que vont prendre les évènements va modifier leurs rapports…
« The Christophers » est un film britannique qui par ses dialogues dans un anglais traditionnel léché pourrait presque faire penser à du Shakespeare…Ce n’est pas forcément un compliment pour un spectateur français, car il faut avouer qu’on est parfois largué dans le suivi des tirades sans fin du Maestro. Mais c’est l’antagonisme entre les deux personnages-clé qui prime en termes d’intérêt dans ce film, plus que le fond en tant que tel, même si on peut penser que certaines réflexions sur le choix de la création d’une œuvre ou non sont le reflet de l’esprit du réalisateur qui avait pourtant promis de s’arrêter de filmer.
Un film qui mérite le détour surtout pour la prestation hors norme de Ian McKellen, capable de jouer bien autre chose que Gandalf et qui devrait lui valoir une récompense !




