13 Juin, 2026
Une année italienne (Un anno di scuola)
Synopsis
Septembre 2007. Fred, jeune Suédoise de dix-sept ans, emménage à Trieste et commence une année de terminale au lycée technique de la ville. Seule fille de sa classe, elle se retrouve au centre de l’attention, en particulier de celle d’un trio inséparable de garçons. Ensemble, ils expérimentent de nouveaux sentiments, confrontent leurs doutes, et soumettent leur amitié à rude épreuve. Cette année du bac les marquera pour toujours.
Une année italienne (Un anno di scuola)
Informations
Par Laura Samani
Sortie en 2025
Casting
- Stella Wendick
- Giacomo Covi
- Pietro Giustolisi
- Samuel Volturno
- Magnus Krepper
- Silvia Gallerano
- Maurizio Zacchigna
- Paolo Fagiolo
Mon Commentaire
Film présenté en compétition à la Mostra de Venise 2025 catégorie Orizzonti
Pour son second long métrage (son premier, « piccolo corpo », bien reçu par la critique, remonte à 2021), la réalisatrice Laura Samani adapte librement un roman paru en 1929, auquel elle adjoint des souvenirs liés à sa propre adolescence, d’où l’idée de situer l’action de son film « une année italienne » à Trieste, dans les années 2000. Une histoire de jeunes de 17 ans, qui préparent leur bac et doivent penser à leur orientation après. Parmi eux, il y a Fred (Stella Wendick), une jeune Suédoise fraîchement arrivée avec son père en Italie, qui se retrouve inscrite au lycée technique local. Mais Fred est curieusement la seule fille de sa classe et de fait se retrouve au centre de toutes les attentions – pas toujours très délicates – des garçons…Parmi ceux-ci, elle se lie particulièrement d’amitié avec un trio composé d’Antero (Giacomo Covi), de Pasini (Pietro Giustolisi) et Mitis (Samuel Volturno), mais s’attirent aussi des jalousies…Ensemble, ils vont faire la découverte de nouveaux sentiments, le temps des chagrins et des trahisons, ainsi que celui des doutes qui peut mettre à mal leur amitié commune…
S’il ne révolutionne pas le genre, « Une année italienne » a le mérite d’être une œuvre magnifiquement mise en scène, avec la ville de Trieste en toile de fond, ce qui diffère vraiment par rapport à ce que nous proposent généralement les cinéastes italiens. L’autre réussite du film est la fraîcheur qui s’en dégage, puisque la réalisatrice a choisi de confier les rôles clé à de jeunes acteurs inconnus qui sont parfaitement à l’aise et convaincants dans leur jeu. Ce qu’on peut reprocher en revanche à ce film, c’est la grande banalité qui ressort de cette histoire dans une première partie, tant les remarques et comportements observés au sein du Lycée technique de Trieste ont déjà été vus et revus. Heureusement, l’analyse introspective du comportement de Fred vis-à-vis de ses trois ‘potes’ est beaucoup plus intéressante et encourage tout un chacun à se laisser porter jusqu’au bout de ce voyage initiatique de fin d’adolescence lié à l’innocence.
Un film esthétiquement réussi certes mais qui manque néanmoins de profondeur dans son ensemble




