28 Mai, 2026

Autofiction (Amarga Navidad)

Synopsis

Raúl est un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien. Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ?

Autofiction (Amarga Navidad)

Informations

Par Pedro Almodóvar

Sortie en 2026

Casting

  • Barbara Lennie
  • Leonardo Sbaraglia
  • Aitana Sanchez-Gijon
  • Victoria Luengo
  • Patrick Criado
  • Milena Smit
  • Quim Gutiérrez
  • Rossy de Palma

Mon Commentaire

Sélection Officielle Cannes 2026 – Film en compétition

Après son précédent opus « la chambre d’à côté » tourné à New York (2024),  Pedro Almodóvar est revenu à ses anciennes amours, un film tourné cette fois en Espagne, avec une distribution également 100% espagnole. Mais une histoire qui sent à plein nez – comme dans « Douleur et gloire », en 2019 – l’expérience autobiographique, puisque Raúl (Leonardo Sbaraglia), cinéaste en mal d’inspiration, apparaît ici un peu comme son double. Raúl a connu un large succès jusqu’à présent mais craint d’être oublié désormais malgré la publication de livres et d’un documentaire ( ah ! l’ego de Pedro Almodóvar …) . Il compte sur son amie Monica (Aïtana Sanchez-Gijon), sa première lectrice et conseillère de la première heure pour se lancer dans l’écriture d’un nouveau scénario, racontant en 2004 l’histoire d’Elsa (Bárbara Lennie), une jeune cinéaste espagnole elle-aussi en manque d’inspiration qui est sujette à de violentes migraines et à des crises d’angoisse à répétition. En fait, il apparaît vite que Raúl et Elsa ne sont que les deux facettes névrosées d’un même personnage dont les histoires se croisent, la réalité tangible d’un côté se transformant en fiction de l’autre, une bien triste ‘Autofiction’ qui se déroule à l’époque de Noël dans une Espagne très bourgeoise…

Même si on se délecte à regarder la maestria du cinéaste, qui apporte un soin presque maniaque à l’harmonie des couleurs et à la beauté des décors, si on ne peut rien reprocher aux acteurs-trices qui sont à l’aise dans la peau du personnage qu’ils incarnent, on est un peu déçu par une mise en scène un peu trop figée voire théâtrale, et néanmoins en droit de se demander si « Autofiction » était un film incontournable dans l’œuvre déjà pléthorique de Pedro Almodovar tant on semble souvent tourner en rond au point de trouver le temps long ! Car un peu comme dans le film ‘Histoires parallèles’ d’Asghar Farhadi, on sent bien que le sujet est lié aux limites psychologiques qu’un scénariste doit se poser par rapport à la réalité dont il s’inspire. La mise en abyme utilisée ici est certes intéressante et plutôt bien maniée car on ne s’égare pas dans les périodes via des flashback-flashforward souvent lourds, pourtant il manque un rythme et surtout une passion pour susciter une réelle émotion.

Un retour juste en demi-teinte, mais qu’il est loin le temps de « Volver » !

Le verdict

12/20

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