Fragilisée par le récent décès de sa mère, la jeune Gwen trouve du réconfort auprès de sa bande d'amis et de son amoureux, Thomas...
16 Avr, 2026
Juste une illusion
Synopsis
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
Juste une illusion
Informations
Par Olivier Nakache & Éric Tolédano
Sortie en 2026
Casting
- Camille Cottin
- Louis Garrel
- Pierre Lottin
- Simon Boublil
- Alexis Rosensthiel
- Jeanne Lamartine
- Rony Kramer
Mon Commentaire
Olivier Nakache & Éric Toledano, les réalisateurs des cultissimes « Intouchables », « Samba » , « Hors normes » ou du « Sens de la fête » nous reviennent avec un nouveau long métrage au sujet bien plus personnel, puisqu’adapté de souvenirs communs, en tant qu’émigrés d’Algérie ou du Maroc avec leur famille dans les années 60. Ils se sont ici réincarnés en 1985 dans le personnage de Vincent Dayan (Simon Boublil, véritable découverte du film), un presque ado de 13 ans qui va tomber raide amoureux de Anne-Karine (Jeanne Lamartine), à quelques encablures de sa Bar-Mitsvah, stade religieux qui va le faire passer du stade de l’enfance au stade homme.
Vincent vit en banlieue parisienne et partage une chambre avec son frère aîné Arnaud (Alexis Rosensthiel), passionné de musique New Wave, face auquel il doit trouver sa place. Précisons que leur mère Sandrine (Camille Cottin), secrétaire dans une grande entreprise peine à prouver ses qualités professionnelles et sa volonté d’évoluer dans un monde toujours très machiste, alors que leur père Yves (Louis Garrel), cadre récemment licencié de chez Moulinex, cache aux siens son désarroi et ses recherches d’emploi. Résultat : malgré un conflit familial permanent, Vincent doit trouver ses marques et affirmer sa volonté d’indépendance face à une situation amoureuse complexe, car pour séduire Anne Karine, il va falloir faire preuve d’originalité et d’audace.
Outre une bande originale qui d’emblée séduira et fera bouger tous ceux qui ont vécu cette période des années 80, avec « Juste une illusion », titre du groupe funk Imagination ainsi que celui d’une chanson du groupe rock français Téléphone, le duo de réalisateurs Olivier Nakache & Éric Toledano nous proposent une pure comédie où une légèreté apparente rime quand même avec des thèmes très graves tels que chômage, précarité et Sida…Une comédie où sont abordés les thèmes de la religion, de l’émancipation, de la place de la femme dans le couple et dans la société, du chômage, du racisme et du sectarisme, de la bienséance mais aussi de l’homosexualité. Beaucoup de sujets graves sont abordés de façon extrêmement drôle dans ce film où tous les symboles des années 80 sont rappelés, qu’il s’agisse des logos, des jingles des émissions de radio ou de télé de l’époque, pour notre plus grand plaisir.
Le fil rouge de cette histoire, c’est le génial Vincent qui doit trouver sa place entre ses parents à la fois attentionnés mais parfois si incompréhensibles dans leur comportement, notamment du fait de mensonges alignés côté paternel. Le jeune comédien Simon Boublil – dont le regard demeure longtemps à l’esprit à la fin du film- est entouré de Camille Cottin, craquante en mère de famille juive tendre mais possessive et déterminée à arriver à ses fins, mais aussi de Louis Garrel, décidément excellent dans un registre drôle inattendu de sa part. Il ne faut pas oublier Pierre Lottin qui devient incontournable et endosse à merveille le rôle de Monsieur Berger, le gardien d’immeuble serviable mais pas totalement innocent.
« Juste une illusion » est enfin une comédie maline, nostalgique, drôle mais intelligente qui a le mérite de traiter de façon ouverte de thématiques pas forcément faciles, tout cela avec une belle dérision et une direction d’acteurs hors pair. Que demander de plus ? Courez-y pour deux heures de pur bonheur, d’autant que le film rend également hommage au cinéma de Claude Lelouch…
Le verdict
17/20
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