Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien...
19 Mar, 2026
Plus fort que moi – Kirk Jones (II)
Synopsis
Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.
Plus fort que moi
Informations
Par Kirk Jones (II)
Sortie en 2025
Casting
- Robert Aramayo
- Shirley Henderson
- Maxine Peake
- Scott Elis Watson
- Peter Mullan
- Sanjeev Kohli
- Adam McNamara
- Steven Cree
Mon Commentaire
Sortie le 1er avril
Le nom de Kirk Jones (II) est traditionnellement associé à celui de réalisateur de comédies anglaises plus ou moins légères et plus ou moins réussies : c’est à lui qu’on doit, entre autres, « Nanny McPhee (2005) ou encore « Mariage à la grecque 2 » (2016). Avec « Plus fort que moi » – curieuse traduction française pour ‘I swear’ le titre original, qu’on pourrait assimiler à je dis des gros mots, des jurons – il change vraiment de registre en nous racontant une histoire inspirée de faits réels : le récit dramatique de la vie de John Davidson (Scott Elis Watson jeune, puis Robert Aramayo) qui à l’adolescence est subitement affecté des troubles croissants avant de découvrir avec ses parents qu’il est victime du syndrome de Gilles de la Tourette. Dans les années 80, en Ecosse comme ailleurs, la pathologie est très peu connue et les possibilités de traitement le sont encore moins…
Le film raconte le drame de la vie sociale et affective d’un jeune homme atteint par des tics physiques à répétition relatifs à tous les membres et au visage, assortis de jurons souvent grossiers en rapport ou non avec des actions en cours ou un environnement. John Davidson va devoir domestiquer ses troubles nerveux, et pour ce faire, va bénéficier du soutien affectif efficace de Dottie (Maxine Peake), la maman d’un copain de lycée chez qui on a découvert un cancer dans un stade avancé…
Pour le coup, Kirk Jones, qui est aussi le scénariste et le producteur de ce film particulièrement original, parvient à proposer un film fort dont le ton reste malgré tout optimiste, alternant habilement les moments de détresse totale des victimes de cette pathologie et de leur entourage souvent totalement démuni, avec un humour salutaire, notamment lors des saillies verbales outrancières prononcées par les victimes qui s’avèrent parfois totalement hilarantes.
Il n’y a guère que les Britanniques pour réussir à traiter de façon si juste un sujet si sensible, car malgré toutes les horreurs proférées et les tics de plus en plus fréquents des porteurs du syndrome, le film permet d’entrer en empathie profonde avec eux, en fournissant en outre quelques explications sur ses origines et en évoquant les possibilités pour en domestiquer les effets…
Enfin, si l’on se laisse intensément prendre dans cette histoire, c’est aussi grâce à l’interprétation hors pair car littéralement bluffante de Robert Aramayo, jeune acteur britannique qui pour ce rôle s’est vu attribuer le Bafta 2026 (équivalent des César en Grande Bretagne) du Meilleur Rôle Masculin. Et pour les amateurs de pop britannique, on peut également préciser que la B.O de « plus fort que moi » comporte de nombreux morceaux de groupes tels New Order, Portishead, Oasis, etc…Que demander de plus ?
Le verdict
16/20
Voir la bande-annonce
Plus de films
Plus forts que le diable
Valentin, un homme paumé et fauché, retrouve son fils Joseph après vingt ans d’absence et le précipite, lui et sa femme Alice, dans un chaos total...
Planètes
Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos..




