27 Jan, 2026

Eleonora Duse (Duse)

Synopsis

A la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l’Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d’une carrière légendaire. Mais malgré son âge et une santé fragile, celle que beaucoup considèrent comme la plus grande actrice de son époque, décide de remonter sur scène. Les récriminations de sa fille, la relation complexe avec le grand poète D’Annunzio, la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini, rien n’arrêtera Duse « la divine ».

Eleonora Duse (Duse)

Informations

Par Pietro Marcello

Sortie en 2027

Casting

  • Valeria Bruni Tedeschi
  • Noémie Merlant
  • Fanni Wrochna
  • Fausto Russo Alesi
  • Vincenzo Nemolato
  • Edoarda Sorgente
  • Gaja Masciale
  • Vincenza Modica

Mon Commentaire

Pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas « Eleonora Duse »(Valeria Bruni Tedeschi), on peut dire qu’elle est un peu à l’Italie du début du XXème siècle ce qu’ a été Sarah Bernhardt (Noémie Lvovsky) à la France, une comédienne au caractère fort omniprésente et influenceuse d’avant-garde dans le milieu du théâtre de cette époque. Ce film de Pietro Marcello fait le choix d’occulter les amours d’avant-guerre entre la comédienne dramaturge de le poète Gabriele d’Annunzio (Fausto Russo Alesi), en se contentant de raconter une brève période de la vie de la diva italienne, qui court de 1918 à 1924 . Le film s’ouvre ainsi sur une très belle scène où la Duse, accompagnée de son intendante autrichienne Désirée (Fanni Wrochna), arrivant dans une nacelle aérienne au-dessus d’un champ de bataille pour rencontrer ce qui reste des troupes…Mais bientôt, la comédienne peu regardante en matière politique reprend ses représentations au théâtre en proposant invariablement des pièces classiques, alors que la société semble aspirer à de la nouveauté et que parallèlement avec l’accession au pouvoir de Mussolini monte le fascisme…

S’il est clair que le film doit beaucoup à l’interprétation magnifique, à la fois puissante et grave de Valeria Bruni Tedeschi dans le rôle la divine Eleonora Duse, le moins qu’on puisse dire en revanche c’est que le réalisateur Pietro Marcello est un fervent amoureux du théâtre. Ses plans rapprochés sur les visages des protagonistes sont nombreux – même en dehors des répétitions ou des pièces -au point de tuer toute perspective sur ce qui se passe autour de la Diva et de sa troupe. Il y a bien çà et là quelques superbes vues de Venise et de Rome, quelques déplacements en train reconstitués dans des décors, mais le film parait comme hors du temps et surtout très long, malgré l’abondance ad nauseam d’images d’archives colorisées qui émaillent l’histoire : celles multiples du train transportant la dépouille du soldat inconnu à travers l’Italie comme celles reflétant la montée en puissance des Chemises Noires sous la férule de Mussolini sont insuffisantes pour créer de l’émotion .

Tout ce que l’on comprend, c’est qu’Eleonora Duse, atteinte désormais de tuberculose et ruinée, a pour unique priorité dans son égoïsme parfait la prédominance de l’art théâtral quel qu’en soit le coût, au mépris de toute considération pour son entourage professionnel et familial, d’autant qu’elle est dénuée de tout scrupule vis-à-vis des soutiens financiers qu’elle obtient…Un film à mon sens seulement à moitié convaincant.

Le verdict

13/20

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