23 Jan, 2026

Dreams

Synopsis

Fernando, un jeune danseur de ballet originaire du Mexique, rêve de reconnaissance internationale et d’une vie meilleure aux États-Unis. Convaincu que sa maîtresse, Jennifer, une Américaine mondaine et philanthrope influente, l’aidera à réaliser ses ambitions, il quitte clandestinement son pays, échappant de justesse à la mort. Cependant, son arrivée vient bouleverser le monde soigneusement construit de Jennifer. Elle est prête à tout pour protéger leur avenir à tous deux, mais ne veut rien concéder de la vie qu’elle s’est construite.

Dreams

Informations

Par Michel Franco

Sortie en 2025

Casting

  • Jessica Chastain
  • Issac Hernández
  • Rupert Friend
  • Marshall Bell
  • Mercedes Hernández
  • Eligio Meléndez
  • Lee Braithwaite
  • Eduardo Gonzalez

Mon Commentaire

Sortie le 4 février

Deux ans après le très réussi « Memory », le réalisateur mexicain Michel Franco retrouve son actrice fétiche Jessica Chastain pour « Dreams », son nouveau long métrage, dont les thématiques de fond traitent à la fois d’immigration clandestine et d’amours impossibles.

Jessica Chastain, c’est Jennifer, une très riche et influente Américaine mondaine qui a créé avec son père et son frère en Californie une fondation philanthropique destinée à promouvoir l’art dans toutes ses formes, ainsi que la créativité quelle qu’en soit l’origine géographique. Là où le bât blesse, c’est que Jennifer, à l’insu des siens, est folle amoureuse de Fernando (Isaac Hernández), un jeune et talentueux danseur de ballet originaire du Mexique, qui de son côté, rêve de reconnaissance internationale… Reconnaissance qu’il imagine bien entendu plus facile à obtenir aux États Unis qu’à Mexico, où la fondation de Jennifer dispose néanmoins aussi d’un magnifique appartement où ils se retrouvent bien sûr lorsqu’il n’est plus possible de rester en Californie, d’autant que Fernando a déjà fait l’objet de mesures d’expulsion.

Michel Franco nous propose une espèce de jeu de chat et de souris entre nos deux tourtereaux, même s’il est clair que leurs objectifs finaux diffèrent… Pour elle, femme divorcée, l’amour de cet éphèbe dans toute sa plénitude, mais un amour qu’elle souhaite continuer à cacher, par crainte d’incompréhension dans son milieu alors que dans l’atmosphère flottent des relents de racisme. Pour lui, le plaisir de rapports sensuels avec cette jolie femme puissante, mais avec l’objectif d’arriver à ses fins et prouver aux Californiens qu’il est doté d’un talent incommensurable qui devrait en faire un artiste du plus haut niveau.

Si l’on ne peut que trouver originales et bien filmées toutes les scènes érotiques et de sexe, et ne rien réellement reprocher aux deux interprètes centraux, le film pêche par son scénario un peu trop bancal qui finit par mettre au second plan la thématique du contrôle de l’immigration aux États Unis, et fait abstraction des raisons fondamentales qui poussent ces Américains du pays du Centre et de Sud Amérique à tenter le voyage pour un pseudo avenir meilleur. On traite bien sûr de racisme et de lutte des classes – un peu !- , mais tout cela reste assez tiède et moyennement convaincant … Coïncidence avec l’actualité, on assiste à un réel décalage avec les évènements extrêmement violents autour des milices ICE mises en place par le Président Trump pour expulser les immigrés, légaux ou non…Comme si cette histoire d’amour sonnait assez creux, d’autant que tout le beau monde autour de Jennifer flotte dans une opulence décomplexée, et que Jessica Chastain, certes en élégant mannequin, enchaîne pendant les trois quarts du film les tenues de luxe comme dans un véritable défilé de mode. Et les scènes de danse du ‘prince charmant’ même si elles sont bien exécutées ne donnent pas beaucoup plus de profondeur à ce film qui manque singulièrement de conviction.

Le verdict

12/20

Voir la bande-annonce

Plus de films

Eleonora Duse (Duse)

Eleonora Duse (Duse)

A la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l’Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d’une carrière légendaire...

Ne ratez pas la prochaine chronique : abonnez-vous gratuitement à la newsletter Bobines & Papyrus.