10 Sep, 2025

Renoir

Synopsis

Tokyo, 1987. Fuki, 11 ans, vit entre un père hospitalisé et une mère débordée et absente. Un été suspendu commence pour Fuki, entre solitude, rituels étranges et élans d’enfance. Le portrait d’une fillette à la sensibilité hors du commun, qui cherche à entrer en contact avec les vivants, les morts, et peut-être avec elle-même.

Renoir

Informations

Par Chie Hayakawa

Sortie en 2025

Casting

  • Yui Suzuki
  • Lily Franky
  • Hikari Ishida
  • Ayumu Nakajima
  • Yumi Kawai
  • Ryota Bando
  • Mark St. Cyr
  • Jeffrey Rowe

Mon Commentaire

Avec « Renoir », le nouveau long métrage de la réalisatrice japonaise Chie Hayakawa nous propose de nouveau une réflexion sur le vieillissement de la population et l’impact de la maladie sur Fuki (Yui Suzuki), une presque ado de 11 ans, qui donc éprouve des difficultés à s’épanouir vraiment. Pourtant, Fuki est brillante à l’école, mais sa sensibilité à fleur de peau semble avoir du mal à s’exprimer parmi les siens, entre un père âgé mais vénéré (Lily Franky) mais gravement malade, et une mère (Hikari Ishida), souvent débordée qui de plus possède un amant . Dans ce contexte pour le moins compliqué, alors qu’arrivent les congés d’été, Fuki n’a pas de projet et restant souvent seule, tente de lier amitié avec d’autres filles de son âge. Mais sa solitude se singularise aussi par une passion pour les jeux liés à des épreuves de mentalisme, qui lui permettraient peut-être de communiquer avec l’au-delà…

Présenté au dernier Festival de Cannes , « Renoir » est sans aucun doute un film touchant, la jeune actrice incarnant Fuki étant particulièrement convaincante dans le rôle de cette jeune fille sage mais difficilement lisible face au deuil dont l’arrivée est imminente. Fuki n’est toutefois pas bavarde : elle se contente d’observer les situations et faire bonne figure dans ce cadre pour le moins étroit. Ce qui ne l’empêche aucunement de témoigner une tendresse bienveillante notamment vis-à-vis de ce père sur le déclin…

Quant au titre « Renoir », il peut questionner puisque dans ce film, hormis une reproduction d’un célèbre portrait admiré par Fuki – qu’elle accrochera dans la chambre d’hôpital de son père- réalisé par le peintre, il n’en est guère question…A moins de se souvenir que notre peintre français dans son œuvre abondante a souvent réalisé des portraits de jeunes filles de l’âge de notre héroïne, et de noter qu’une attention toute particulière de la réalisatrice a été portée à la photographie qui pourrait parfois à de l’impressionnisme. Pourtant, on a du mal à situer où l’action se déroule : on est à la frontière de la vie et de la mort, comme à la limite de la beauté et de la noirceur, avec quelques instants de grâce…

Un film certes intéressant, mais particulièrement lent et sans doute trop long pour susciter un enthousiasme débridé. Dommage.

Le verdict

13/20

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