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21 Mar, 2025
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
Synopsis
En 1963, Esther met au monde Roland, petit dernier d’une famille nombreuse. Roland naît avec un pied-bot qui l’empêche de se tenir debout. Contre l’avis de tous, elle promet à son fils qu’il marchera comme les autres et qu’il aura une vie fabuleuse. Dès lors, Esther n’aura de cesse de tout mettre en œuvre pour tenir cette promesse. À travers des décennies d’épreuves et de miracles de la vie, ce film est le récit d’une histoire vraie, drôle et bouleversante, celle d’un destin incroyable et du plus grand amour qui soit : celui d’une mère pour son enfant.
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
Informations
Par Ken Scott
Sortie en 2025
Casting
- Leila Beikhti
- Jonathan Cohen
- Joséphine Japy
- Sylvie Vartan
- Jeanne Balibar
- Lionel Dray
- Naïm Naji
- Milo Machado-Graner
- Anne Le Ny
Mon Commentaire
« Ma mère, dieu et Sylvie Vartan », drôle de titre me direz-vous ? C’est en fait celui du livre de Roland Perez (Jonathan Cohen dans le film), racontant sa véritable expérience alors qu’il est devenu un avocat célèbre, livre ici adapté à l’écran par Ken Scott, un réalisateur, scénariste et humoriste canadien. L’histoire des rapports indéfectibles mais compliqués entre Esther (Leïla Beikhti), une mère juive marocaine émigrée à la volonté de fer et Roland, son petit dernier, né avec une malformation au pied, qui le condamne à être handicapé à vie. Mais Esther refuse tous les diagnostics médicaux et s’est jurée que Roland sera un homme normal, qu’il marchera et aura une ‘vie fabuleuse’, quoi qu’il leur en coûte avec son mari Maklouf (Lionel Dray) et les cinq autres enfants de la fratrie.
On suit ainsi les difficultés rencontrées par le jeune Roland à travers les décennies, les excès en tout genre de cette mère incorrigiblement possessive, ses croyances, ses lubies, ses mensonges – pour le bien de son petit dernier-, ses provocations …Tout cela sous l’influence incroyable de la personnalité de Sylvie Vartan et à ses tubes qui serviront de moteur au miracle !
Si cela n’avait pas été inspiré d’une histoire vraie, on aurait vraiment eu du mal à croire à cette histoire vraiment pas banale, qui est ici l’objet d’une comédie plutôt enlevée, mais qui doit beaucoup à l’interprétation de Leila Beikhti, impressionnante mère juive jusqu’auboutiste. Et puis, il y a dans la seconde moitié du film Jonathan Cohen, dans une composition sage et tendre qui contraste avec le personnage volubile et rigolard habituel. Alors c’est vrai, on rit souvent, on aime aussi à réécouter les chansons des années 60 de Sylvie Vartan – et revoir les extraits d’émissions de variétés de la télé de l’époque… Et pourtant, on a parfois l’impression que le scénario piétine, surtout qu’il y a de grosses approximations temporelles qui pour ma part m’ont dérangées. Et si c’est vrai que la chanteuse semble avoir vraiment contribué à la guérison de Roland, les liens avec Roland qui sont mis en avant dans le titre ne sont confirmés que tardivement dans l’histoire, comme si – heureusement – l’évolution de Roland et de sa vie semblaient s’être dissociées…
Petits détails qui n’empêcheront pas le public de venir découvrir ce film plein de sincérité qui jongle assez habilement entre comédie et le drame du handicap.
Le verdict
15/20
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