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2026, ça ne pourra être que mieux…au cinéma ?

À l’heure où je rédige cette chronique, voilà déjà une semaine que nous nous sommes installés en 2026 . Mais hors cinéma si pour le reste de 2026 il se passe autant de choses aussi angoissantes que ce qu’il s’est passé durant cette première semaine, cela augure d’une réelle inquiétude à venir…

Quoi qu’il en soit, tradition oblige, la rédaction de « Bobines et Papyrus » vous adresse ses meilleurs vœux de bonheur, réussite, concrétisation de projets pour 2026, et ses souhaits primordiaux de bonne santé , faute de quoi, on ne peut pas faire grand-chose.

Retour sur la fin de l’année 2025, qui en termes de fréquentation, s’annonçait assez terne au global…Mais deux films phénomènes -certes, malheureusement pas des productions françaises – sont venus redonner du tonus à ce cru cinématographique 2025 : d’abord « Zootopie  2 », de Byron Howard et Jared Bush, produit des incontournables Studios Disney, qui atteint un score de 7 millions d’entrées, battant le précédent record de « Lilo & Stitch 2 », et puis avec un peu plus de 5 millions de spectateurs au 31 décembre, « Avatar 3 : de feu et de cendres », de l’inégalable James Cameron, film qui lui aussi provient aussi entre autres des mêmes studios Walt Disney

Avec ces deux ‘locomotives’ de dernière minute aux allures de TGV version XXL, le box-office français 2025 finalement enregistre une baisse nationale de 14% environ par rapport à 2024, qui était quant à elle une année excellente en matière de productions françaises.

Alors, quid de 2026 ? A première vue, un grand nombre ( 30 déjà annoncés !) de ‘gros’ films internationaux évènements sont attendus tout au long de l’année dès à présent, avec des réalisateurs pas tout à fait débutants : Steven Spielberg, Almodovar, Alejandro Gonzalez Iñarritu, Christopher Nolan, Denis Villeneuve, Olivier Assayas, Chloe Zhao, Kelly Reichardt, Jean Paul Salomé…

Bref, plus près de nous et dès la semaine prochaine, vous pourrez découvrir « l’affaire Bojarski », de JP Salomé, « Hamnet » de Chloé Zhao, « Gourou » de Yann Gozlan, « Nuremberg » de James Vanderbilt, « le Marsupilami’ de Philippe Lacheau, « The Mastermind » de Kelly Reichardt, « A pied d’œuvre » de Valérie Donzelli, »Lol 2 » de Lisa Azuelos, « Les enfants de la résistance » de Christophe Barratier, « Hurlevent » de Emerald Fennell, « Marty Supreme » de Josh Safdie ( avec Timothée Chalamet), puis en mars « Victor comme tout le monde » de Pascal Bonitzer ( avec Fabrice Luchini), le biopic « Michael » en avril, « Le Diable s’habille en Prada 2 » de David Frankel, sans oublier le dyptique consacré au Général de Gaulle diffusé en juin et juillet, signé Antonin Baudry , puis « Toy Story 5 »…ni les découvertes du festival de Cannes du mois de mai !

Mais revenons quelques jours en arrière, sur 2025, et quelques heures avant la Cérémonie des Golden Globes qui aura lieu ce dimanche 11 janvier, pour rendre hommage à ceux, nombreux qui ont disparu en décembre :

  • Christian de Challonge, décédé à 88 ans, le metteur en scène entre autres de « l’argent des autres »(1978), « Malevil »(1980) ou « le Docteur Petiot »(1990)…Il a aussi réalisé plusieurs films et téléfilms de Maigret, avec Bruno Crémer dans le rôle du célèbre commissaire…
  • L’actrice de cinéma, de téléfilm et de théâtre Monique Tarbès, à 91 ans . Ses intonations originales ont marqué bon nombre de seconds rôles dans les comédies des années 60 à 80…
  • Le réalisateur et acteur palestinien Mohammad Bakri, décédé à 72 ans, connu essentiellement pour son film « Jenine, Jenine », documentaire relatant les heurts meurtriers qui ont éclaté en 2002 entre Tsahal et les Palestiniens.
  • Alors qu’ont lieu aujourd’hui 7 janvier ses obsèques à St Tropez, la disparition à 91 ans de Brigitte Bardot, star mondiale du cinéma et militante infatigable de la cause animale. Si elle a représenté dans les années 50 – surtout avec le film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim- un véritable tournant dans le 7ème art en incarnant un nouveau style de comédiennes, en apparaissant naturelle, sans fard, sans apprêt, en incarnant à sa manière l’émancipation des femmes et de la liberté sexuelle , depuis sa ‘retraite’ du monde du cinéma, elle a surtout incarné la défense absolue et la protection des animaux. Rien à redire sur cet aspect-là, c’est certain…Mais lorsqu’elle s’est désolidarisée des droits des femmes, s’est révélée être l’égérie de certaines pensées liées à l’extrême droite, en faisant sien le combat du Front National , devenu Rassemblement National, soutenant l’homophobie et le racisme, on ne peut que vouloir oublier toute cette longue partie de sa vie qui fait tache !

Et je préfère ne garder en souvenir que les 5 films culte qui ont fait sa gloire à l’origine : « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim, qui sera son premier mari (1956) , « la vérité de Henri Georges Clouzot (1960), « Vie Privée » de Louis Malle (1962), « Le Mépris » de Jean-Luc Godard (1960) – ah, cette scène culte de nu qu’elle partage avec Michel Piccoli allongés sur un lit ! – et « L’ours et la poupée » de Michel Deville (1970)

Elle quittera définitivement le monde du cinéma en 1973, saturée entre autres par l’omniprésence des paparazzis, qui la suivront nuit et jour dans son quotidien d’actrice et de chanteuse, d’autant qu’elle sera aussi un temps la muse de …Serge Gainsbourg, qui lui composera un certain nombre de tubes .

  • Enfin, il y a quelques jours disparaissait à 70 ans un metteur en scène hongrois, Bela Tarr, des suites d’une ‘longue maladie’, qui l’avait éloigné du cinéma depuis de nombreuses années.
  • Le cinéaste hongrois laisse derrière lui une œuvre immense, poétique et visionnaire.
  • Ses films en noir et blanc interrogent la notion de durée, les tourments de l’esprit, la création artistique et la dimension postapocalyptique de nos sociétés : « Le Nid familial », « Damnation », « Le Tango de Satan », « Les Harmonies Werckmeister », « L’Homme de Londres » (adapté de Georges Simenon) ou encore « Le Cheval de Turin » qui lui valut l’Ours d’Argent à la Berlinale – Berlin International Film Festival 2011.

A très vite pour les commentaires sur les cérémonies de récompenses des œuvres de 2025…Et d’ici là, prenez soin de vous !